Hommage a : Cheïkh Oumar El Foutiyou Tall (Senegal) par MS.Homody


M. le représentant du Président de la République du Sénégal,

MM. les dignitaires religieux ;

Excellences, mesdames messieurs ;

Cette imposante cérémonie d’ouverture solennelle de la Grande Mosquée, qui portera désormais son nom, vient confirmer à souhait, plus d’un siècle après sa disparition, la pérennité du rôle rassembleur de Cheïkh Oumar El Foutiyou Tall, cet inlassable serviteur d’Allah dont le courage et la foi inébranlable ont fait reculer dans notre région les ténèbres de l’ignorance et de la désunion et ont failli refouler, au 19e siècle, l’invasion coloniale rampante.

Quoi d’étonnant alors dans la réunion de ce « conclave », en sa mémoire, conviant des hôtes étrangers en plus de représentants unanimes et solidaires du Maghreb et de ce qui fût le Soudan Occidental ; c’est-à-dire deux ensembles partageant les seuls et véritables liens qui perdurent : leur remarquable unité spirituelle, leurs interpénétrations culturelles et raciales immémoriales, leur riche et long passé d’échanges multiformes ?…

Quoi d’étonnant quand on se rappelle qu’El Hadj Oumar représente, et à merveille, le symbole à travers lequel se reconnaissent et se retrouvent les constituants de ces deux grandes régions qui se complétaient si harmonieusement du temps des longs et magnifiques siècles de leur splendeur ?

La Mauritanie, ce microsome du Maghreb et du Soudan Occidental et ce passage incontournable entre eux est, ici et maintenant, représentée par des centaines d’hommes et de femmes qui ont traversé la frontière artificielle entre la Mauritanie et le Sénégal,

ces deux peuples et pays jumeaux soit dit en passant, pour rendre un hommage mérité à Cheïkh Oumar, l’érudit émérite, l’unificateur, le rénovateur, le guide spirituel, le martyr, l’icône incontesté et vénéré de notre Soudan occidental islamique.

Ayant l’insigne honneur et la fierté d’être le porte parole des mauritaniens, je te salue Cheïkh Oumar, au nom du Président de la République, du gouvernement, de l’ensemble des partis et classe politiques et de la société civile ; je te salue aussi, très respectueusement, au nom de tous mes compatriotes, qui sont les tiens aussi, les humbles et les moins humbles, les Arabes, les Hal poular, les soninké et les Wolofs.

Avec eux nous prions Allah de t’entourer de toute sa clémence et de sa miséricorde, en ta demeure le Firdowz où tu reposes , sans l’ombre d’un doute, au milieu des justes, les élus du Dieu unique et de son prophète Mohammed, le sceau des prophètes, sur lui paix et salut.

Dakar le 17 moharem 1429 et le 25 janvier 2008.

Source : Adrar-Info


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