Il tue son ami et prend la fuite

Rimweb - Faits diversTuer est devenu banal chez les adolescents. Pour une bénigne dispute, les jeunes ont systématiquement recours à l’arme blanche pour régler leur différent. Un phénomène qui prend de l’ampleur avec son lot de drame.
Un meurtre du genre aurait ainsi endeuilléAbdallahi Souleymane Bâ a succombé aux blessures infligées par un jeune plus âgé que lui, Aboud Dadoud. Pour un problème de dettes. Après son forfait, le meurtrier s’est enfui, laissant sa victime se vider de son sang. Ce crime a jeté l’effroi et la consternation au sein de la petite population de Lexeïba 1.
Alertés, les gendarmes ont tôt fait d’arrêter le présumé meurtrier avant de le conduire à la brigade pour interrogatoire, avant de le différer devant un juge d’instruction.
Mort subite du médecin de la prison d’Aleg
Des sources de presse ont relaté la mort subite du médecin de la prison d’Aleg, Mohamed Mahmoud Ould Yahya, sur crise d’asthme. Venu à l’hôpital pour se soigner, il succombera quelques instants plus tard.
Le jeune médecin est décrit comme un praticien avenant, attentionné et bien aimé par les pensionnaires de la prison d’Aleg à qui il rendait souvent visite, mais aussi par les populations des zones dans lesquelles il a servies dans le Brakna, notamment à Benar, Mâle, Aleg, etc.
Les sources soulignent que le jeune médecin, un trentenaire, est originaire duTrarza, dans la Moughataa de Boutilimit, à Elb Adress.
A cette douloureuse occasion, la rédaction de L’Authentique présente à sa famille et à ses proches toutes ses condoléances et prie pour le repos de l’âme du défunt.
Attaqué au couteau, un jeune s’en sort à Nouadhibou
Mamadou Oumar, la vingtaine, a été la victime d’une attaque à main armée tard la nuit dernière. Et c’est son propre frère qui lui aurait asséné les coups mortels, trois au total. Une simple dispute aurait éclaté entre les deux jeunes, selon les sources qui ont rapporté l’information. Un groupe de passants est intervenu pour mettre fin au drame et transporter d’urgence la victime à l’hôpital.
Les médecins auraient sauvé sa vie tandis que son frère a été appréhendé par la police. L’auteur présumé de l’agression aurait utilisé un couteau 108 pour charcuter son frère au niveau du dos, de l’épaule et de la cuisse.
Scène publique de ménage
Salka Mint Brahim ne pouvait pas croire qu’un jour, le linge sale de son ménage sera étalé au grand public. Pourtant, ce fut bien le cas !
Tout commence, quand le 22 janvier dernier Salka, avec la permission de son époux, se rend au mariage d’une de ses amies. Elle venait juste de prendre le train de la bombance en marche, quand surgit son mari qui descendait d’un taxi.
Enivré par l’odeur des parfums de son épouse, il la prit à partie et la gifla si brutalement que le bruit de la claque surmonta tous les autres cliquetis soulevés par les ustensiles. C’en était trop pour les passants et surtout les voisins qui ne manquèrent pas d’exprimer leur vive colère.
L’époux manifestement jaloux, ne s’en sortit pas facilement. Au contraire. Il fut dépecé sur place par des dizaines de griffes par trois jeunes qui le mirent k-o ! Il aura beau crier qu’il s’agit d’un conflit familial qui ne concernait personne, en vain ! Les jeunes continuaient toujours de lui administrer des coups avant de le laisser gisant à terre.
Une fois leur acte accompli, les jeunes se mirent à secourir Salka, abandonnant l’époux à son sort. Ce dernier qui était parvenu à se relever, s’en alla directement au commissariat d’El Mina pour porter plainte contre ceux qu’il appelait « ses agresseurs ».
Lesquels furent convoqués en même temps que Salka. Devant le commissaire qui avait décidé de les entendre, ils reconnurent avoir battu le plaignant, mais pour eux, il s’agissait d’une « assistance à personne en danger ». Une justification qui ne tient pas selon la police, qui a rappelé que « nul ne doit se faire justice ».
Et ce qui était valable pour les jeunes, l’était aussi pour le mari imprudent. Ainsi, le plaignant comme les accusés, étaient passibles de peine, si jamais l’affaire était portée devant le Parquet, selon la police qui cherchait à trouver un arrangement.
Craignant une telle perspective pour son mari comme pour ses sauveurs, Salka, confuse, demanda à son mari de retirer se plainte. Ce qui fut fait dans un document signé par toutes les parties. Avant de les libérer, le commissaire demanda à Salka de prendre soin de son ménage, d’associer son mari dans la gestion de son temps.
Il dit à ce dernier de s’employer à laver son linge sale en famille, et surtout de mettre fin à la violence qui peut le mener dans de situations insolubles. Et aux jeunes « sauveurs », il conseilla de ne jamais plus répondre à la violence par la violence !
Pickpockets épinglés
Sidi Lemine et Babou Kane sont des pickpockets notoires. Mais mardi dernier, ils avaient mal calculés leur coup. Aux environs de 18 heures, heure de grande affluence, ils se postèrent au carrefour de la Polyclinique de Nouakchott.
Chaque fois qu’un bus s’arrêtait pour prendre des clients, ils s’y faufilaient, profitant des bousculades pour introduire leurs mains dans les poches des hommes ou les sacs de femmes. Une fois leur besogne finie, ils s’empressaient de redescendre du bus avant de se positionner dehors pour de nouvelles actions. En ce jour de mardi, ils avaient réussi plusieurs coups.
Et c’est certainement pour cela qu’ils avaient été découverts ! En effet, nombre de personnes avaient remarqué que les deux jeunes avaient duré sur place, alors qu’ils avaient maintes fois eu des occasions de prendre un bus.
C’est ainsi qu’un groupe d’apprentis se focalisa sur les deux compères, surveillant leurs déplacements. Et l’occasion se présenta immédiatement quand un gros bus de transport publics se présenta sur les lieux. Les deux compères s’y précipitèrent, bouchant les entrées de leurs bras aux fins de stopper le mouvement des passagers.
Pendant que chacun des candidats au transport cherchait à se frayer un chemin et à occuper un siège, Sidi Lemine et Babou Kane promenaient leurs mains. Les apprentis qui les suivaient, assez prompts, décidaient d’agir. Ils s’emparèrent d’eux alors que l’un avait ses mains dans la poche d’un vieux passager et l’autre la sienne dans le sac d’une femme qu’il était parvenu à ouvrir. Malgré cela, les deux compères niaient.
Les échanges verbaux étaient si forts que le chauffeur du bus décidait d’arrêter le moteur de la voiture avant de demander au passager de mettre pied à terre. Face à face des accusateurs et des accusés qui continuaient à nier.
Mais alors que tous discutaient, arrivaient une dizaine de personnes qui revenait à leur lieu de départ. Tous réclamaient de l’argent qu’ils avaient perdu dans les bus qui venaient de les transporter.
Devant ces accusations, les deux compères tentèrent de prendre la poudre d’escampette, ais c’était trop tard ; ils étaient encerclés par une foule de plus en plus menaçante. Laquelle décidé de les fouiller. Surprise !
Dans leurs poches, plein d’argent, des cartes téléphoniques, des calepins, des bracelets et des téléphones. Nombre de personnes présentes y avaient reconnu leurs biens. Quelques coups fusèrent de partout, et le pire était à craindre… Heureusement pour les voleurs qui risquaient la potence, le groupe des policiers chargés de réguler le trafic routier au Carrefour de la Polyclinique, était arrivé sur place.
Il les sécurisa en les entrainant dans la voiture de service et confisqua les biens qui avaient été retrouvés dans leurs poches. Les plaignants furent ensuite priés de se rendre au commissariat de Tevragh Zeina pour récupérer ce qu’ils réclamaient.

Ahmed.B

Source : L’Authentique

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