Immigration: les républicains sur le pied de guerre pour arrêter Obama

 

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Après l’annonce, jeudi soir, de mesures qui vont permettre à quelque 5 millions de clandestins de rester, au moins provisoirement, sur le sol américain, les républicains ne décolèrent pas. Mais pour l’heure, ils cherchent encore une stratégie pour torpiller la réforme de Barack Obama.

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Tous les républicains, qu’ils soient modérés comme John McCain ou radicaux comme Ted Cruz, ont condamné la décision du président Barack Obama d’accorder une régulation provisoire à près de 5 millions de sans-papiers vivant aux Etats-Unis. Ils jugent son comportement anticonstitutionnel et rappellent que pendant six ans, il n’a cessé de répéter qu’il ne pouvait agir sans le consentement du Congrès et qu’il n’était pas un empereur.

Pour John Boehner, le président de la Chambre, les mesures prises par le président américain ne feront qu’encourager l’immigration clandestine : « Le président Obama fait la sourde oreille à ceux qui l’ont élu et qui nous ont élus pour les servir. Mais nous n’allons pas rester les bras croisés quand le président sape les lois de notre pays et met des vies en danger », a-t-il assuré.

Eviter le « shutdown »

Le problème, c’est que les républicains ne savent pas vraiment quoi faire pour arrêter Obama. Ils n’ont pas de plan précis sur l’immigration à lui opposer. Ils peuvent lui couper les cordons de la bourse, mais les leaders républicains ne veulent pas d’un autre « shutdown » (fermeture), très impopulaire. En octobre 2013, l’arrêt de certaines administrations et services fédéraux américains avait paralysé le pays.

Ils peuvent entamer des poursuites judiciaires, comme ils viennent de le faire en accusant le président d’être allé « au-delà de ses pouvoirs constitutionnels » avec sa réforme du système de santé. Mais ils ont peu de chances d’obtenir gain de cause.

Pendant ce temps, Barack Obama va sillonner les Etats-Unis comme il l’a fait vendredi à Las Vegas, pour défendre son plan. Son nouveau slogan, « Pass a bill » (Votez une loi), adressé au Congrès dans son allocution de jeudi soir, a été repris en chœur par toute la salle.

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