Immigration : Près de 200 migrants subsahariens dans le qui-vive au camp de Choucha


La Tunisie serait-elle un pays qui piétine les droits des migrants? Serait-on tenté de s’interroger eu égard aux conditions draconiennes vécues par les immigrés dans le camp de Chouchou en Tunisie près de la frontière libyenne.

Choucha transit campUn communiqué de huit organisations marocaines de défense de droits humains révèle que «41 réfugiés dont quatre enfants observent un sit-in depuis la fin mars devant les bureaux du Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR) à Tunis ». Parmi ceux-là, 37 adultes sont en grève de la faim depuis le 1er avril dont plusieurs seraient «conduits à l’hôpital du fait de la dégradation de leur état de santé ». Ces organisations signalent que « plusieurs autres réfugiés sont en grève de la faim au camp de Choucha avec les mêmes revendications et les mêmes risques vitaux».

A en croire ces organisations marocaines, «environ 200 personnes se trouvent dans ce camp sans statut de réfugiés » et n’ont pas  «accès à la nourriture ou aux services du camp». Ces Ong défenseurs de droits des migrants déplorent la situation à laquelle sont confrontées ces personnes « africaines » pour la simple raison qu’ils se trouvent «depuis leur arrivée en Tunisie, dans un vide juridique qui les prive de tous droits ». Elles dénoncent leurs conditions de vie et interpellent les autres Etats en vue de leur apporter «une protection internationale qui leur fait défaut en Tunisie » surtout que le HCR a cessé de les accompagner dans leur démarches».

Ces organisations sont également très inquiètes de l’avenir de ces réfugiés reconnus comme tels par la Tunisie. Car, la fermeture du camp de Choucha est prévue pour le 30 juin 2013 «sans qu’aucune solution ne soit trouvée pour les personnes qui y vivent».

Sur un autre plan, les huit Ong signataires du communiqué ont indiqué que ces réfugiés subissent des «discriminations en Tunisie en raison de leur nationalité ou de leur couleur de peau » avant de préciser que certains ont fui ou quitté leur pays «pour fuir la persécution ». Elles regrettent cette situation qui a déjà abouti au départ «de nombreux réfugiés vers la Libye ou vers l’Europe par la mer, dans les deux cas au péril de leur vie» interpelant le Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés pour «la réinstallation de tous les réfugiés dans des pays dotés de systèmes de protection effectifs».

Une lettre a été aussi adressée dans ce sens ce 11 avril au Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Badiana

RIMWEB

 

 

 

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