Inquiète sur la situation de la cohabitation au Guidimakha, l’AMDH demande l’Application des textes.

contribution Amadou Bocar Ba : A la frontalière avec le Mali à l’Est et au sud -est, le Sénégal au Sud, le Guidimakha  est  une  région où cohabitent  peulh, maures et soninké vivant de l’agriculture, de l’élevage et du commerce.

Il est regrettable de constater ces derniers temps que dans cette Wilaya où on garde encore les mauvais souvenirs de 89 que les rapports entre éleveurs et agriculteurs soient tendus. Comme le témoigne les incidents qui se sont produits entre éleveurs de Tiryimé Manjague, Niorodel et les agriculteurs de Tachott Botokolla et tout récemment celui qui a lieu entre bergers et les agriculteurs de Boully à l’Est.

Bien que les activités auxquelles se livrent les uns et les autres soient réglementées par des textes, à savoir le code pastoral et le code agricole, les problèmes entre les deux ont toujours été réglés à l’amiable. Le constat de la réalité des faits qui se passent est amer quand on sait que les incidents ont provoqué deux blessés et d’arrestations à Tachott et à Boully .lesquels sont évitables avec l’application des textes et refus d’interférences des politiques à défaut d’un minimum de retenue.

Face à cette situation de menace, d’inquiètude et de risque pour la cohabitation la représentation régionale de l’AMDH par la voix de son coordinateur régional invite les bonnes volontés à se mobiliser pour la tranquillité et demande à ce que les responsables administratifs prennent des mesures idoines pendant qu’il est encore temps afin d’éviter le pire.

Car malgré la diversité des préoccupations et activités auxquelles s’adonnent ces différentes communautés, elles sont condamnées à vivre ensemble. Et pour ce faire elles ont intérêt à se respecter et à éviter des divergences comme celles qui, malheureusement constituent l’essentiel du quotidien dans la région d’où avaient éclaté les événements de 1989.

Conscient de ces facteurs, le coordinateur de l’A M D H dans cette Wilaya réclame plus d’engagements des responsables administratives et sécuritaires pour préserver la cohésion sociale. C’est qu’on peut retenir dans l’une de ses correspondances adressées au représentant de l’exécutif régional suite aux moult problèmes opposant agriculteurs et éleveurs à l’image   des différends de Hamdallahi et woynduyo ,Niorodel ,Tiryimé et Tachott, de celui de Boully qui fait couler d’encre et d’autres qui ont fini devant l’administration ou non.

En fin, il est plus qu’urgent d’agir pour la cohésion dans cette partie du pays où les craintes vont croissantes et le fossé se creuse d’avantage.

Amadou Bocar Ba/Gaynaako

 

 

 

 

Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge