Interview : Entretien avec Mohamed Abderrahmane Ould Mohamed Mokhtar (Dahane)

Abderrahmane Ould Mohamed Mokhtar -Dahane

Dynamique et foncièrement engagé, Abderrahmane Ould Mohamed Mokhtar (Dahane) ne passe pas inaperçu à Tidjikja où il est considéré comme le porte étendard de la jeunesse consciente.

Il est pratiquement présent dans tous les domaines de la vie active (jeunesse, économie, sociale, politique et culture). Son courage et sa franchise aidant, il n’a pas tardé, malgré son jeune âge, à marquer les esprits de ses concitoyens.

Dahane a accepté de se prêter à nos questions et dans ce qui va suivre, il nous livre les péripéties de son parcours et les ambitions qu’il nourrit pour son pays la Mauritanie et pour Tidjikja sa ville natale.

Question : Mr Dahane présentez-vous aux lecteurs !

Mohamed Abderrahmane Ould Mohamed Mokhtar (Dahane): Je suis Mohamed Abderrahmane Ould Mohamed Mokhtar plus connu sous le prénom de Dahane, je suis né en 1983 à Tidjikja où je réside. Je suis conseiller et représentant de la jeunesse à la commune de Tidjikja, je suis également responsable régional de la ligue de football.

Question : Parlez-nous un peu de votre parcours en tant qu’acteur pour la promotion de la jeunesse.

Dahane : La jeunesse est en réalité ma première pour ne pas dire ma seule préoccupation. Tout mon engagement est dédié à cette frange porteuse d’avenir et sans laquelle rien de durable ne peut être envisagé. Je suis, de ce fait, engagé à soutenir et promouvoir toutes les activités de la jeunesse au niveau de Tidjikja qu’elles soient culturelle, sportive et/ou sociale. En tant que responsable régional de la ligue national de football, je travaille, sans relâche, à améliorer les performances des équipes locales de football à rehausser leur niveau et leur qualité de jeu.

Pour mettre la jeunesse de Tidjikja dans le diapason de ce qui se passe dans le monde, j’ai acheté à partir de mes maigres moyens un écran géant et un data-show pour la projection des Matchs de football des championnats internationaux. Sur le plan culturel, j’organise, régulièrement, des soirées artistiques animées par des associations de jeunesse. Ces soirées sont mises à profit pour sensibiliser la jeunesse sur les enjeux touchant des problèmes de l’heure.

Question : Quels sont les actes que vous avez posé sur le plan social ?

Dahane : Pour commencer je dirai que je suis un membre actif de la société civile et un facilitateur du programme d’assainissement ATPC. En tant que représentant d’ONG, je participe régulièrement à des campagnes de vaccination, des opérations de distribution de vivres, des formations et vulgarisation au profit des populations analphabètes.

En tant que facilitateur du programme ATPC je suis régulièrement en contact avec les populations rurales afin de les sensibiliser sur les dangers de façon générale et celui particulier de la défection à l’air libre qui occasionne des maladies redoutables. Par ailleurs, vous n’êtes pas sans savoir qu’à l’issu du scrutin de novembre dernier, ma formation politique (El Vadila) m’a fait parvenir un montant de huit cent mille ouguiya ( 800.000UM) pour les frais de ma campagne.

J’ai utilisé cet argent pour aider les populations des quartiers de Medina et El Argoub à se connecter au réseau d’adduction d’eau. Ce montant ne pouvait servir mieux que de prendre en charge la demande récurrente de ces populations laisser pour compte qui meurent de soif dans une ville où l’eau coule à flot.

Question : Et votre engagement politique !

Dahane : Je suis novice en politique pour ne s’y être engagé que seulement en 2013. Ma première sortie politique date du dernier scrutin de novembre pendant laquelle j’ai été coopté par El Vadila comme candidat à la mairie de Tidjikja. Comme première sortie politique j’ai pu totaliser un score encourageant qui m’a permis de siéger comme conseiller municipal. J’ai appris beaucoup de choses parmi lesquelles l’absence de sincérité des politiciens de ventre, leur hypocrisie et leur égoïsme.

Je pense qu’en ce qui me concentre, la politique comme elle est menée actuellement au niveau de Tidjikja sert plus les acteurs politiques eux-mêmes que les populations dont ils sont sensés servir. Je suis à Tidjikja et j’y réside la plupart du temps, je vis au quotidien les difficultés de ses habitants qui sont plongés, de plus en plus, dans la précarité.

Le discours politique que j’ai développé au cours de la campagne était orienté sur les véritables préoccupations des populations avec, en priorité, les problèmes de la jeunesse. Je continuerai à développer ce discours à chaque fois que j’en aurai l’occasion et je promets à tous ceux qui m’ont accordé leur confiance que je continuerai à poser leurs problèmes afin de leur trouver des solutions.

Je saisi toutefois l’occasion que vous m’offrez pour dire que je suis ravi de la décision du Président de la République de rencontrer des représentants de la jeunesse pour discuter avec eux des préoccupations de cette frange sociale. Je me suis inscrit sur la page web réservée à cette fin et j’ose espérer que je ferai partie de ceux qui auront le privilège de le rencontrer. J’ai confiance aux autorités administratives régionales et je suis persuadé qu’ils connaissent plus que tout autre les jeunes qui comptent au niveau du Tagant et Tidjikja en particulier.

Propos recueillis par Khalil Sow

Source : Khalil Sow

Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

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