IRA – DECLARATION D’ADHESION DE HAUTS CADRES DE LA DIASPORA

DÉCLARATION DES ADHÉSIONS DE HAUTS CADRES DE LA DIASPORA

 

Nous avons décidé, d’un commun accord, d’adhérer à l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) pour participer, aux côtés de ses militantes et militants, aux combats pour l’éradication de l’esclavage en Mauritanie.

De notre point de vue cette organisation non gouvernementale de défense des droits de l’homme, malgré le refus de reconnaissance et la persécution systématique dont elle est victime de la part du pouvoir de Ould Abdel Aziz, a prouvé, par la détermination et l’engagement constants de ses militants, son travail sur le terrain et sa proximité d’avec les victimes, que l’esclavage n’était pas une malédiction et que son éradication pas une chimère.

Nous souhaitons, par cette déclaration, prouver qu’IRA n’est pas le groupuscule communautariste auquel d’aucuns voudraient malicieusement la réduire. La lutte contre l’esclavage est la mère des combats contre toutes les injustices qui sévissent en Mauritanie. Ce combat, pour nous, est structurant pour tous les engagements pour la justice, contre les racismes, le tribalisme, la marginalisation sociale et toutes les tares qui plombent notre société.

Aux côtés des militants antiesclavagistes et dans les rangs d’IRA, nous considérons que l’éradication de l’esclavage passe, pour le moment, par la réalisation simultanée des objectifs suivants:

1- Travailler à la production d’une Fetwa émanant des plus hautes autorités religieuses condamnant et vouant définitivement aux gémonies et aux enfers éternels tout musulman convaincu du péché d’esclavage que ce soit dans la pratique ou par l’esprit;

2- L’engagement de l’Etat dans ce combat par l’intermédiaire de la création d’une Agence Nationale pour l’Eradication de l’Esclavage (AN2E) chargée d’exécuter un programme de rattrapage social, culturel et économique au bénéfice des victimes de cette honte;

3- La mise en place d’une réforme du foncier agricole permettant la valorisation des terres arables et leur redistribution, en priorité, en faveur de ceux qui les travaillent.

La lutte contre l’esclavage est, de notre point de vue, le seul combat valant véritablement le coût d’être mené actuellement en Mauritanie. Ce n’est pas l’affaire d’un groupe, d’une catégorie ou d’une ethnie et nul n’a le droit de la privatiser. Cette lutte doit mobiliser au delà du cercle des victimes et de leurs descendants. C’est pour cela que nous lançons, par cette adhésion à l’IRA, un appel à nos amis de tous bords, aux militants des droits de l’homme, aux cadres, aux intellectuels, aux simples citoyens que nous avons côtoyés à l’occasion de tel ou tel combat à nous rejoindre dans cette lutte. La participation à ce combat peut se concrétiser par une adhésion à l’IRA qui est sans préjudice à l’appartenance aux partis politiques ou organisations syndicales. Elle peut tout aussi bien prendre la forme d’un soutien moral ou matériel à telle ou telle action qu’IRA pourrait entreprendre.

A ce propos et pour ne perdre aucune occasion, nous profitons de cette déclaration pour annoncer l’organisation du 24 au 29 janvier 2013, par IRA-Mauritanie, de la « Marche des esclaves » ou « Caravane de la liberté » qui reliera, sur une distance de mille deux cents kilomètres et pendant six jours, la ville de Néma à la Capitale, Nouakchott. Ce sera, pour les militants des droits de l’homme, l’occasion de faire entendre la voix des esclaves en allant à leur rencontre.

Le 14 janvier 2013

Ahmed Amou Ould Moustapha Mohamed Baba, Professeur des Universités

Médecin radiologue, Beauvais (France) Clermont- Ferrand (France)

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