IRA : John Kerry enfonce le clou, le parlement mauritanien plus lâche que jamais…

sourisEn 2014 quand le parlement européen a émis une résolution, pourtant non contraignante, qui indexait la politique du pouvoir mauritanien en matière d’esclavage et demandait la libération de Birame, tout de suite le pouvoir mauritanien et l’opposition ont crié de concert au scandale !
En un bond, tout le parlement mauritanien s’est réuni et a voté à l’unanimité une résolution pour menacer en langage diplomatique le parlement européen en l’invitant à s’occuper de ce qui le regarde et d’éviter de se mêler de nos affaires intérieures.
Aujourd’hui, alors qu’on a appris que l’ambassadeur des USA en Mauritanie a couru chez Birame sitôt libéré pour lui apporter son soutien malgré ces propos du prix de l’ONU la veille de sa libération qui n’épargnent personne sauf les négro-mauritaniens du pouvoir :
« Il y a maintenant plus d’une décennie que l’usurpateur de pouvoir, Mohamed Ould Abdel Aziz, s’échine à me faire changer d’avis, à abandonner mes convictions morales et mes engagements politiques.

Pour arriver à ses fins, le despote non éclairé Ould Abdel Aziz n’eut de cesse de mobiliser la clique malfaisante et vorace qui l’entoure, composée de politicards véreux Bidhane, de mercenaires vils Hratine et de pseudo Uléma de cour plus préoccupés par le fond de leur poche que par dire la loi d’Allah, grand et miséricordieux. »
alors que le département d’état américain avait sorti un rapport terrible sur la situation des droits de l’hommeconfirmant ce que dit Birame et en rajoutant une tartine à propos de trafic sexuel
alors que Birame sitôt sorti continue, où il le peut, à dire que la Mauritanie est un pays où règne l’apartheid au sens sud-africain du terme
à l’heure où à Nouakchott en plein ramadan on assiste à ce qui peut ressembler à un soulèvement des hratines venus répondre à l’injustice jusqu’à ce que le pouvoir fasse entendre un autre son de cloche, témoignages à l’appui, signifiant que ce déménagement était prévu de longue date avec l’accord des pauvres diables et qu’ils devaient être relogés ailleurs car Aziz leur a donné des terrains viabilisés
voilà que John Kerry en personne remet à Birame et Brahim, président et vice-président, un prix de plus pour leur combat.
A cette heure, on s’étonne que ni le pouvoir mauritanien ni l’opposition n’ose  prononcer une syllabe pour se plaindre de ce soutien américain inconditionnel comme ils le font pour Israël. Où est passé le fier parlement réuni tout entier pour envoyer un message au parlement européen ? Où est l’opposition ?
Il n’y a plus personne ! Tout ce beau monde de politicards s’est engagé contre le parlement européen car justement cela n’engageait à rien… Le parlement européen est une coquille vide en matière de sanction car la Mauritanie tient l’arme de la pêche.

Par contre quand il s’agit des USA, là, on redevient un petit pays du tiers-monde incapable même de convoquer un ambassadeur pour se plaindre car si la lutte pour les droits des hratines et ladiscrimination positive est un droit et un devoir dans la Mauritanie plurielle, rien ne peut justifier le discours mensongerde Birame à propos d’Apartheid en Mauritanie tant que les mots auront un sens.

L’ambassadeur des USA, Larry Andre n’a pas l’excuse de John Kerry qui n’est pas sur le terrain. L’ambassadeur des USA sait très bien que Birame ment souvent. Pourquoi donc ce soutien inconditionnel ?
Est-ce pour pousser le pouvoir mauritanien au mot de trop et engager une escalade verbale irréversible  ? Peut-être mais cela ne justifie pas le silence de l’opposition ni celui de la société civile. Ce silence du pouvoir est lamentable car on peut s’exprimer officiellement en des termes clairs et diplomatiques pour inviter les renseignements américains à être plus justes.

A la place du pouvoir, j’aurais demandé aux USA de rappeler cet ambassadeur trop impliqué de façon irrationnelle au mépris de tous les principes élémentaires de diplomatie constructive.

http://www.chezvlane.com/2016/05/une-faute-diplomatique-la-visite-de.html

Au lieu de ça, le parlement mauritanien, toujours grande gueule quand il s’agit du parlement européen, n’ose rien dire…
 
La lâcheté dans toute sa splendeur.
Comme l’a dit Bedredine à Messoud jadis président de l’assemblée :  » l’esclave se trompe sur tout sauf sur son maître ». Il ne faut pas avoir de fierté à deux vitesses, juste le sens de l’Etat et dire non quand trop c’est trop. 
Nous sommes des amis du peuple américain et même de certaines administrations, de là notre devoir de ne pas laisserpourrir un problème surtout que l’ambassade des USA, plus que tout autre chancellerie, sait reconnaître les talents mauritaniens souvent marginalisés par ce pouvoir et leur permet de bénéficier de bien des programmes d’échanges constructifs et inoubliables. Merci.

 

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