Journée internationale de la presse : « Publiez le nom des journalistes véreux ! »

Journée internationale de la presseL’une des revendications qui est revenu avec force lors de la célébration le 3 mai dernier de la fête internationale de la presse, c’est cette exigence faite de publier la liste des journalistes véreux, ceux qui émargent dans les chancelleries étrangères, mais aussi auprès des Renseignements généraux. Cette exigence serait d’autant plus urgente, selon les déclarations faites à ce sujet, que l’accusation vient du président de la République, au cours de sa récente rencontre avec les associations de presse. Selon les journalistes présents à la rencontre, Mohamed Abdel Aziz, a explicitement soutenu : « nous connaissons le nom de tous les journalistes qui sont à la solde des chancelleries étrangères à Nouakchott ».

Cette aberration continue de choquer une partit de l’opinion, même si l’écrasante majorité est aujourd’hui anesthésiée par la puissance des antivaleurs érigés en vertus. Comment en effet, le premier magistrat du pays, président de la Haute magistrature, peut-il avouer connaître des bandits et des criminels, et les laisser courir. Cette déclaration rejoint quelque part, selon plusieurs analystes, celle qu’il avait faites dans le cas du Passif humanitaire, lorsqu’il lança « je connais ceux qui avaient tué les Noirs dans les années 90 ainsi que leurs tortionnaires ». Il avait refusé cependant d’ouvrir une enquête, selon les victimes de cette période sanglante, et « de poursuivre les meurtriers et les tortionnaires qu’elles côtoient chaque jour, dont certains même ont gagné des galons ».

Mais les journalistes insistent pour que l’Etat mauritanien, qui ne cesse de demander aux médias de procéder à un tamis au sein de la profession pour en extraire les brebis galeuses, fasse le premier pas, en livrant la liste des journalistes-véreux qu’il détient. Or, comme l’a rappelé l’un des intervenants au cours de la cérémonie du 3 mai, beaucoup d’entre ces journalistes-véreux, sont connus.

Mais il reste d’autres tapis dans l’ombre. Et la plus grande masse travaille pour le compte des Renseignements généraux. Ils s’occupent de toute la sale besogne, publier de fausses informations pour salir la réputation de tel leader ou telle organisation, comme ce mensonge construit sur le dos du mouvement IRA accusé d’avoir insulté et hué le président du RFD, Ahmed Ould Daddah. Accusation que le mouvement vient de démentir.

Ces journalistes-vendus s’occupent de beaucoup d’articles torchons et de brûlots sur commande. D’autres sont à la solde de personnalités politiques, vivant comme des parasites sur le dos de leurs dissensions. Il s’agit d’une faune, dont la plupart n’a aucune vocation journalistique mais qui sont juste là, pour salir la profession et lui enlever toute crédibilité aux yeux de l’opinion.

Ahmed B.

Source: Lauthentic

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