Kaédi exige la libération de Gando Dia

Plusieurs Kaédiens ont manifesté ce matin pour exiger la remise en liberté de Gando Dia (photo) ; Maissou Salli Sy ; Aboubakry Ba ;Diawli Mamadou Moussa ; Abdoul Sy; Aly Baba Ndiaye; Ousmane Thierno Ndiaye ainsi que celle de Gorel Niang, tous arrêtés récemment par la police.

Gando Dia et ses co-détenus ont été nterpelés dans la foulée des évènements qui ont secoué la ville de Kaédi, lesquels tireraient leur origine de la remise en liberté d’un jeune commerçant Arabo-berbère accusé,récemment, d’avoir giflé une Negro-mauritanienne relativement âgée.

De son côté la dynamique Touche pas à ma nationalité (TPMN) dont le coordinateur est le docteur Alassane Dia – à ne pas confondre avec l’autre TPMN dont le leader est Wane Abdoul Birame – a, dans un communiqué dont copie est parvenue à Taqadoumy, exigé la libération immédiate et sans conditions de Gando et co-détenus ; la levée de l’état de siège permanent imposé à la ville de Kaédi et à toute la vallée du fleuve et le traitement digne et égalitaire de tous les citoyens de Mauritanie devant la Mauritanie pour éviter que le scénario de Kaédi ne se reproduise.

Communiqué de TPMN

Les émeutes qui ont secoué Kaédi ce dimanche 07 juillet 2013 sont l’occasion pour le régime raciste de Mohamed Ould Abdel Aziz de resserrer l’étau autour de la capitale du Gorgol. Les forces censées maintenir l’ordre sèment en l’occurrence le désordre et la désolation dans la ville. L’armada répressive ne s’est pas limitée aux rues et ruelles de Kaédi, c’est dans les maisons qu’elle va cueillir ses proies dans l’arbitraire le plus absolu. Les arrestations se multiplient n’épargnant pas même les sages de la ville à travers l’interpellation de Mamadou Aly Dia dit Gando, infirmier à la retraite

Touche pas à ma nationalité constate avec regret qu’au lieu de prendre des mesures à même d’apaiser la situation, l’Etat raciste s’enfonce dans sa fuite en avant en choisissant la répression aveugle plutôt que le dialogue. Cette politique du bâton ne ciblant que la seule communauté noire, combinée à la tolérance manifeste de l’exhibition d’armes à feu par les membres de la communauté arabo-berbère, ne fera qu’exacerber les tensions.

Touche pas à ma nationalité met en garde l’Etat contre le danger de tels agissements et exige :

– La libération immédiate et sans conditions de tous ceux qui ont été arrêtés

– La levée de l’état de siège permanent imposé à la ville de Kaédi et à toute la vallée du fleuve

– Le traitement digne et égalitaire de tous les citoyens de Mauritanie devant la loi pour éviter que le scénario de Kaédi ne se reproduise.

Touche pas à ma nationalité rappelle l’Etat à ses engagements internationaux en ce qui concerne la pratique de la torture et le met en garde contre toute atteinte à l’intégrité physique et morale des détenus.

Pour la Coordination,

Alassane DIA

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