La Belgique paralysée par une grève générale

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Avions, trains, bus, métro, écoles, crèches et hôpitaux : la Belgique s’est retrouvée paralysée ce lundi par une grève qualifiée d’historique par les syndicats. En cause, le plan d’austérité décidé par le gouvernement du libéral Charles Michel, qui prévoit notamment d’économiser 11 milliards d’euros en 5 ans Les syndicats accusent gouvernement et patrons d’autisme, et se disent prêts à mener d’autres actions.

Avec notre bureau à Bruxelles

Outre l’absence de transports, peu d’administrations, de tribunaux ou même de commerces ont pu ouvrir leurs portes. Des piquets de grève ont été déployés devant des zones industrielles et des opérations escargot ont eu lieu sur certains axes autoroutiers.

Les syndicats espèrent faire renoncer le gouvernement fédéral aux projets de réformes qui accompagnent l’ambition du programme de la coalition de ramener le budget du Royaume à l’équilibre pour 2018.

Outre les 11 milliards d’économies prévues, l’impôt sur les sociétés sera ramené de 33% à 25% et le nombre de fonctionnaires réduit.

Ce qui passe le plus difficilement, c’est le coup de rabot dans les dépenses et le recul de l’âge de la retraite d’ici 2030 de 65 à 67 ans. Surtout, les syndicats sont vent debout contre le saut d’index pour 2015, c’est-à-dire la non-application de l’indexation automatique des salaires. Ils sont d’habitude revalorisés en fonction d’indices liés aux prix à la consommation et à l’inflation. C’est un acquis social quasi sacré aux yeux des syndicats qui prévoient de continuer à mobiliser si le gouvernement ne recule pas.

Par RFI

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