La CENI convoque les présidents de la commission de suivi des résultats du dialogue

La Commission électorale  nationale indépendante (CENI) a convoqué en cet après-midi  du lundi 17 décembre, les co-présidents de la commission chargée du suivi de l’application des résultats du «Dialogue Inclusif National»,  en l’occurrence messieurs Ahmed Bayia et Boidiel Ould Houmeïd.

Selon nos informations, la CENI devrait informer les deux coprésidents du niveau de préparation des prochaines élections législatives et municipales.

La  CENI a dit avoir collecté suffisamment d’informations auprès des autorités nationales,  régionales et la direction générale chargée de l’état civil. Elle a laissé entendre qu’elle compte transmettre les informations en question aux  coprésidents, afin de recueillir leur point de vue en ce qui concerne les meilleurs moyens pour garantir un scrutin transparent lors des prochaines joutes électorales.  Elle a également déclaré qu’elle va transmettre le point de vue des co-présidents  aux autorités compétentes.

Selon nos informations,  la CENI prendra incessamment contact avec les différents partenaires politiques pour l’élaboration d’un calendrier électoral consensuel qui respecte les règles en vigueur. Le gouvernement et le parti au pouvoir  (l’UPR)  ont demandé  à ce que les élections municipales et législatives soient organisées  au mois de mars 2013. La Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) – quant elle – voit les choses sous un autre angle.  Elle prône une large concertation entre l’ensemble des partenaires politiques et les organisations de la société civiles pour la mise en place d’un gouvernement d’union nationale qui prendra en charge l’organisation d’élections municipales et législatives ainsi que l’organisation d’un scrutin présidentiel anticipé.

De leur côté les partis réunis sous la bannière de la Convention pour une Alternance pacifique  (CAP), à  l’instar de certaines formations de la majorité présidentielle telles qu’ADIL  et le RD,  prônent plutôt militent la mise en  application du plan  de sortie de crise de Messaoud Ould Boulkheir favorable à un gouvernement élargi chargé de la supervision des élections municipales et législatives  consensuelles. Les européens  – s’appuyant sur leurs promesses d’aide au développement –  quant à eux – pressent  les autorités mauritaniennes à tout mettre en œuvre afin de dépasser la situation de crise institutionnelle caractérisée par un sénat et un parlement dont les mandats ont expiré  depuis des lustres. Les mêmes européens insistent également  sur la participation de la C.OD à d’éventuelles futures élections municipales et législatives.  Mais pour nombre d’observateurs de la scène politique nationale, qui mettent en avant les profondes divergences entre les différents acteurs politiques, une sortie de crise ne sera pas pour demain

Source : Taqadoumy

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Comments

  1. Anonyme says:

    c’est bien *IN LOVE* :-!

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