La COD et le Pouvoir n’ont-ils pas raté une belle occasion ?

Etat-Cod dialogue rimweb.netL’arrêt du deuxième dialogue en ce moment n’est pas apprécié ni par la classe politique, ni par les citoyens simples. En effet, une lueur espoir a éclairci le climat politique et a apaisé beaucoup de velléités sournoises.

La Majorité et l’Opposition du 1er dialogue ont fait des concessions significatives, quant à leur acceptation du principe d’un deuxième dialogue et de l’élargissement de la CENI.

La COD a bien saisi l’opportunité, mais, à quel fin ? Jouer le jeu pour faire perdre le temps au Pouvoir et ses partenaires de la Majorité et de l’Opposition ? Dans ce cas, elle a gagné ce pari ; ou bien, elle cherche à renouveler le dialogue pour ridiculiser la coalition du premier Dialogue et démontrer que rien ne peut se faire sans elle ? Sur ce plan, la COD a écoué sur des rochers.

La main tendue du Pouvoir et la bonne volonté de l’Opposition du premier dialogue resteront pour toujours l’ossature du processus de rapprochement entre les deux parties, donc d’apaisement du climat politique général et d’espoir vers des élections consensuelles.

Le Pouvoir et sa Majorité se sont-ils bien préparés à cette rencontre ? Ont-ils apprêté un champ de concessions en interne, qu’ils peuvent consentir à leurs interlocuteurs ? Je crois, que sur ce point, ils sont venus avec le mandat précis d’écouter et analyser le degré de préparation et l’intention de leurs interlocuteurs.

Les deux parties n’ont-ils pas raté une occasion rare d’aller au-delà d’un simple report des élections et leur transparence ? Par exemple la modification de quelques articles contraignants ou imprécis de la Constitution pour amorcer une réelle séparation des Pouvoirs.

Voici certains exemples qui peuvent être enrichis
:

• Porter la durée du deuxième mandat présidentiel à 7 ans au lieu de 5 en maintenant le premier mandat à 5 ans ;

• Porter l’âge limite du candidat à la Présidence de 45 ans au moins et 78 ans au plus pour permettre à certains prétendants de pas ne mourir très tôt,

• Compléter les textes relatifs aux mandats des Présidents des services publics pour qu’ils ne puissent plus être nommés et destitués que par approbation du Parlement,

• Le Passage pour approbation (examen de passage) des ministres entrants de souveraineté et ceux des ministères de l’économie et des finances devant le Parlement,

• Peaufiner la participation obligatoire des femmes sur les listes législatives pour leur garantir, au moins, 30% des postes,

• Introduire l’approbation et la destitution des juges d’instructions par le Parlement.

• Modification de l’article 101 de la Constitution pour que la révision partielle de celle-ci ne peut se faire qu’après approbation de 4/5 au lieu de 3/5 des suffrages exprimés du congrès parlementaire pour obliger la réunion d’une forte majorité à cet effet important.

El Houssein Ould Jiddou

Source : El Houssein

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