La crise, toujours la crise…


Les hommes politiques mauritaniens sont d’accord sur une seule chose : l’art – consommé – de camper sur les (mêmes) positions !

opposants_mauritaniesUne manière pour eux d’entretenir une crise dont la victime expiatoire est le Peuple, censé être, pourtant, la finalité de toute action positive de nature à servir son bien-être.   Majorité et Opposition continuent à entretenir une tension politique naturellement préjudiciable à toute action de développement et, pire que cela, comportant les risques d’une instabilité dont les prémices sont bien là

:  ces sorties médiatiques de leaders d’opinions du pouvoir ou de l’opposition appelant au jugement de ceux qui accusent le raïs sans preuve, au départ de celui-ci suite à la publication d’enregistements jugés « scandaleux ». Tout cela ne semble pourtant pas impressionner un gouvernement qui reste égal à lui-même. pas un mot plus haut que l’autre pour dire la réalité sur des choses qui commencent pourtant à exaspérer plus d’un. seul le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UPR) réagit aux coups de boutoir de la coordination de l’opposition démocratique (COD) pour tenter de limiter les dégâts. Mais sans comprendre que le peuple, qui plie sous le poids de problèmes de toutes sortes, a besoin d’actions concrètes capables de traduire sur le terrain ses aspirations, et non pas de ces sempiternels « échanges d’amabilités » entre la majorité et l’opposition, sur une question d’importance comme celle des élections, très décalées, et l’appréciation, subjective de part et d’autre, de l’action du gouvernement. C’est vers cela que doit tendre le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz, s’il comprend, enfin, que le rapprochement des positions antagonistes de la COD et de la Coalition des Partis de la Majorité (CPM) relève aujourd’hui d’un véritable miracle. Parce que les divergences sur tout et rien sont inhérentes à la nature même de ce qui divise les deux camps, aspirant conserver le pouvoir ou à le conquérir. Par tous les moyens.   Les deux camps ne semblent donc pas avoir compris que la situation est si grave qu’il faut vraiment qu’ils se départissent de leurs positions de principes pour trouver un compris. Il ne s’agit pas de sauver les apparences, comme à Dakar, où tout était en fait compromission, aussi bien de la part des deux camps en conflit que du côté des négociateurs attitrés (UA, UE, ONU) et des intermédiaires sénégalais et libyens. Il s’agit de sauver la Mauritanie. Ce qui s’est passé en Libye et en Egypte, et se poursuit encore en Syrie et au Yémen, ne rassure pas sur un « printemps » dans un pays où les susceptibilités raciales, tribales et régionales ont toujours animé les compétitions politiques à tous les niveaux. Le pouvoir sait que la situation n’est pas si rose qu’il veut le faire croire et que les populations ressentent plus l’impact de la flambée des prix, par exemple, que l’arrivée au goutte à goutte d’investissements dont une bonne partie ne profite qu’aux bailleurs qui les donnent et à une administration tatillonne. C’est d’ailleurs parce qu’un tel malaise est de plus en plus perceptible que le gouvernement multiplie les sorties « rassurantes » visant à faire comprendre que les ratés d’un tel programme électoral ne sont que des accidents de parcours qu’on ne mettra pas longtemps à réparer. Un point de vue qui est loin d’être celui de l’opposition qui, par la voix de ces chefs de file appelle le gouvernement de Moulay Ould Mohamed Laghdaf à rendre le tablier en guise d’échec et d’incapacité à trouver le remède miracle pour sortir le pays de ses multiples problèmes politiques, économiques et sociaux.

Source : Elhourrya

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