La culture des fourrages: Une garantie pour l’accompagnement des efforts consentis pour la promotion des ressources animales en Mauritanie

CARTE1La culture des fourrages revêt une grande importance pour la promotion des systèmes de production animale dans un pays comme la Mauritanie dont le système d’élevage dépend, à 90 %, des pâturages, malgré le potentiel dont dispose le pays dans ce sens.

L’ingénieur Mohamed Lemine Ould Hakki, conseiller technique de la ministre de l’élevage a souligné, dans une déclaration à l’AMI, que la zone du bassin du fleuve est favorable à la culture des fourrages verts grâce à la disponibilité des eaux et la fertilité des terres. Il a précisé que le secteur de l’élevage a connu, ces dernières années, une nette amélioration qui s’est illustrée par la création de fermes d’amélioration des espèces bovines et la mise en place des infrastructures pour la production et la santé animale.

Le conseiller a ajouté que la mise en place d’une usine laitière à Nema illustre l’attention particulière accordée par les pouvoirs publics à ce secteur, car cette usine permettra, a-t-il dit, de disponibiliser des montants importants en devises qui ont, pendant longtemps, été dépensés pour l’importation des produits laitiers, en plus de la contribution de cette infrastructure au changement des méthodes de production et de la mentalité des éleveurs dans la zone.

Il a également parlé de l’importance de la culture des fourrages, eu égard aux changements radicaux intervenus, soulignant que, jusque là, la disponibilisation de l’aliment de bétail, dans certaines périodes de l’anné, constituait un obstacle majeur devant l’accroissement de la production en lait et en viandes rouges.

Il a rappelé, dans ce sens, les différentes expériences faites dans le domaine de la culture des différents types de fourrages qui ont montré leur faisabilité et leur adaptation aux conditions climatiques, citant parmi elles l’expérience faite au niveau de N’Beiket Lehwach, au Hodh Charghi, sur instruction du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a personnellement supervisé son lancement au cours de sa dernière visite dans la wilaya. La mise en oeuvre de ce programme est supervisée par le centre national de recherches et de développement agricoles.

M. Ould Hakki a précisé que les indicateurs sont rassurants et qu’il est probable de généraliser ce programme sur des centaines d’hectares dans le but d’approvisionner la zone du Hodh charghi en fourrages.

Il a passé en revue les efforts des services spécialisés du département de l’élevage dans le domaine de la promotion de la culture des fourrages dans toutes les zones du pays pour encourager cette approche visant à promouvoir le développement des ressources animales conformément à la stratégie de développement du secteur rural à l’horizon 2025 qui vise, entre autres, à réaliser l’autosuffisance en matière des produits laitiers.

Le conseiller a noté que plusieurs expériences dans le domaine de la culture des fourrages ont été réalisées au niveau de la zone du bassin du fleuve Sénégal et dans les zones oasiennes par des services publics et privés, précisant que l’afflux était en dessous de la moyenne, ce qui a conduit les pouvoirs publics à oeuvrer pour la promotion de cette culture dans l’intérêt des ressources animales et en vue d’introduire un système d’élevage intensif.

L’expert dans le domaine rural en retraite, M. Sy Ali consultant indépendant considère que plusieurs types de fourrages ont été expérimentés en Mauritanie au niveau du secteur irrigué et pluvial et certains d’entre eux ont été déclarés concluants et adaptés à l’environnement, notamment les haricots fourragers et d’autres types dont la production pourrait atteindre 30 tonnes par hectare.

Il a ensuite précisé qu’un nouveau type de fourrages modernes appelé Sel- poivre a été introduit, soulignant qu’il peut produire 300 tonnes par hectare et qu’il s’adapte facilement aux conditions climatiques locales.

Il a enfin mis en exergue l’importance d’intensifier la culture des fourrages dans un pays comme la Mauritanie, pays pastoral par excellence.

La solution de la problématique de l’aliment de bétail permettra aussi, a-t-i conclu, de résoudre d’autres problèmes liés à la protection de l’environnement, à la lutte contre la désertification et l’avancée des dunes et d’assurer une production accrue d viandes rouges et de produits laitiers.

Source: AMI

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