La démission d’Oumar Tatam Ly vue par la presse malienne

Oumar_Tatam_0Le Premier ministre malien Oumar Tatam Ly a quitté son poste samedi 5 avril. Son remplaçant est Moussa Mara, jusqu’alors ministre de l’Urbanisme. La presse malienne de ce lundi commente ce départ et cette arrivée.

« Pourquoi fallait-il qu’il parte », titre le quotidien Info Matin. Le Premier ministre Oumar Tatam Ly, explique le journal, a péché sur plusieurs points. Ses rapports avec les politiques, d’abord. Ceux avec les Maliens, ensuite. « Il était distant des préoccupations des populations », juge le quotidien.

Mais d’autres journaux de ce lundi, comme L’Indépendant ou Les Échos, ne partagent pas du tout cette analyse. Selon Les Échos, c’est Oumar Tatam Ly qui a claqué la porte. Il n’en pouvait plus, explique le quotidien. Nommé il y a sept mois, le Premier ministre voulait revoir l’attelage gouvernemental. Le président malien a dit niet. Et le parti présidentiel, le Rassemblement du peuple malien (RPM), ne lui facilitait pas la tâche, détaille Les Échos.

Place maintenant au nouveau Premier ministre, Moussa Mara. Plusieurs journaux maliens dressent son portrait. C’est un expert comptable de formation, un homme politique, lit-on dans la presse locale. « Quatre raisons d’un choix », titre le journal 22 Septembre. Et de développer : « Moussa Mara est compétent, il est jeune, il a une capacité de communiquer et c’est un homme politique populaire. »

Soumaïla Cissé : « Il s’agit d’une forte alerte »

La démission du Premier ministre fait des vagues. Dans sa lettre adressée au président IBK, Oumar Tatam Ly parle de « dysfonctionnements » et « d’insuffisances dans la marche du gouvernement ». Ce départ précipité provoque des remous dans la classe politique malienne. Premier à réagir, Soumaïla Cissé, président de l’Union pour la république et la démocratie et arrivé au second tour de la présidentielle, s’étonne du choix du nouveau Premier ministre, Mousa Mara.

« Ces derniers temps, je crois que tout le monde s’est rendu compte au Mali qu’il y avait un malaise au sommet de l’État. Quand le Premier ministre met six-sept mois avant de faire une déclaration de politique générale, cela montre à mon avis que quelque chose ne va pas. La démission coule de source, c’est dans l’ordre des choses.

Il s’agit d’une forte alerte. Je crois qu’on ne nomme pas un Premier ministre pour six mois. Le président doit en tirer les conséquences. Il a nommé un nouveau Premier ministre. On lui souhaite beaucoup de chance. Mais je m’attendais à ce que [le président] tienne compte des résultats des élections présidentielle et législatives, ce qui ne paraît pas être le cas aujourd’hui. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a des interrogations réelles et nous sommes en droit de les poser. »

Source : Rfi

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