La destruction de livres malikites en Mauritanie dénonce l’ISESCO

L’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO) a exhorté les autorités mauritaniennes à traduire devant la justice les auteurs de la destruction par le feu d’ouvrages de référence réputés du rite malikite, a appris l’APS, vendredi à Dakar.

Dans un communiqué, l’organisation, qui ‘’a fermement condamné la destruction par le feu d’ouvrages qui constituent des références réputées du rite malékite perpétrée par des extrémistes mauritaniens’’, a invité les services compétents en Mauritanie à sévir contre les coupables.

‘’L’ISESCO a exhorté les autorités compétentes mauritaniennes à traduire les auteurs de cet acte devant la justice’’, selon le texte. ‘’Cet acte constitue à tous les égards, un acte incriminé par la loi et les valeurs morales et qui porte atteinte à l’image de l’islam et des musulmans.’’

Le rite malikite tire son essence des enseignements de la plus ancienne école d’exégèse coranique, mais aussi la plus répandue en Afrique Subsaharienne. Malik Ibn Anas, imam de Médine (711-795), fut le fondateur de cette école juridique de l’Islam, une des quatre qui suivent une tradition sunnite.

L’imâm Mâlik fut un disciple direct des successeurs des compagnons du Prophète Muhammad (PSL), notamment Ja’far as-Sâdiq et connut Abû Hanifah.

Selon l’ISESCO, ‘’la Oumma islamique a besoin de faire preuve de solidarité et d’unité dans cette phase critique en vue de faire face aux ennemis de l’islam lesquels œuvrent pour semer la division, les conflits et les divergences entre les musulmans’’.

A Tombouctou, au Mali voisin, des extrémistes sont accusés de ‘’vandalisme’’ et d’‘’agissements inacceptables et en violation des valeurs de tolérance professées par l’Islam’’, pour la profanation du mausolée d’un vénéré, inscrit avec 15 autres sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ces islamistes d’AQMI et d’Ansar Dine ont profané, vendredi dernier, le mausolée de Cheikh Sidi Mahmoud ben Amar, un des grands érudits de la ville de Tombouctou, baptisée la ‘’Cité des 333 saints’’.

‘’Le Mali est signataire de plusieurs instruments internationaux culturels dont la convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, la convention concernant la protection du patrimoine culturel immatériel, la convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.’’

Source: APS


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