La FIJ dénonce la condamnation d’un journaliste au Burundi


La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a vigoureusement dénoncé ce mardi 8 janvier la condamnation du journaliste burundais Hassan Ruvakuki à trois ans de prison ferme.

Dans communiqué rendu public, la FIJ note que Hassan avait fait appel contre la peine à perpétuité dont il avait écopé devant le Tribunal de première instance de Muramvya.

Selon l’Union Burundaise des Journalistes (UBJ), un affilié de la FIJ, la Cour d’appel de Gitega (centre du pays), a rendu son jugement ce mardi 8 janvier 2013, condamnant Hassan à trois ans de servitude pénale principale pour « participation à une association formée dans le but d’attenter aux personnes et aux propriétés».

«Le verdict rendu aujourd’hui représente une mascarade judiciaire et un déni de justice pour Hassan, sa famille et ses collègues », a déclaré Jim Boumelha, président de la FIJ.

« La nouvelle qualification des chefs d’accusations prouve que la Cour a reconnu l’innocence de Hassan des crimes dont il était accusé en première instances. Au lieu de prononcer son acquittement, la Cour a introduit une nouvelle accusation contre laquelle il n’a même pu se défendre ».

Ruvakuki, correspondant du service swahili de Radio France Internationale (RFI) et journaliste d’une station privée au Burundi, radio Bonesha FM, a été arrêté le 28 novembre 2011 par les forces de sécurité après une interview réalisée avec un opposant au président Pierre Nkurunziza. Il a ensuite été accusé « d’actes de terrorisme ». Hassan a toujours nié ces accusations. Il a été condamné en juillet 2012 à la prison à perpétuité mais a interjeté appel.


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