La France, potentiel incontestable, précarité durable


Avant Espagne – France (21h), la presse espagnole s’interroge sur les Bleus, qui cherchent leur voie depuis la finale de la Coupe du monde 2006.

 

L’Espagne ne se demande pas si elle peut le faire. Elle le sait déjà. En revanche, ce mardi matin la presse ibère est beaucoup plus curieuse au sujet de l’équipe de France, qu’elle avait déjà croisée du côté de l’Ukraine en juin dernier. Depuis « qu’est-ce que la France a construit ? », se demande Santiago Segulora dans les colonnes de Marca, qui consacre ses douze premières pages au duel de ce soir. Un duel qui est placé sous le signe de la cordialité, comme le prouvent les photos de Une choisis par le quotidien et As, montrant un Karim Benzema tout sourire, avec son partenaire du Real, Sergio Ramos.

Cordiaux, les débats le seront peut-être moins une fois le coup de sifflet donné puisque, à l’image de Vicente del Bosque, la presse dramatise quelque peu le rendez-vous de Vicente-Calderon. « Le Brésil est au coin de la rue », lance en page 2 Marca. « L’Espagne se mesure à la France dans le premier des deux duels qui décideront de la qualification pour la Coupe du monde », peut-on également lire. La Furia Roja n’est cependant pas effrayée. Même si le « potentiel de la France est incontestable », assure Santiago Segurola dans Marca. Problème : « elle cherche son identité depuis des années, certainement depuis la finale de la Coupe du monde 2006″. Le chroniqueur n’évite pas le parallèle avec la Furia Roja, qui a longtemps erré. Et a fini par trouver sa propre voie. « Il y a douze ans, l’Espagne regardait du côté de la France, mais elle a compris qu’elle ne pourrait jamais imposer cette puissance athlétique à ses équipes. » Aujourd’hui, personne ne s’en plaint.

« Ici, personne ne gagne »

Sommet footballistique selon la presse, Espagne – France ne fait pas recette au niveau du public. As s’étonne et s’inquiète des 13 000 billets qui n’avaient pas encore trouvé preneur lundi soir. A qui la faute ? La force de l’habitude ? L’adversaire ? Ou les prix ? « Il est certain que la Fédération est peut-être allée trop loin sur les prix (de 30 à 85 euros), sans se préoccuper de la situation actuelle du pays », accuse Luis Nieto, avant de remarquer que « l’entrainement de lundi ne coûtait rien » et qu’il n’a attiré qu’un demi-millier de fidèles.

L’Espagne a-t-elle néanmoins besoin de faire stade comble pour battre la France ? El Pais n’en est pas certain. Mais sait qu’une victoire ce soir « ouvrirait le chemin vers le Brésil de manière quasi-définitive » alors que « la France se contente de sortir de la précarité » sans jamais réellement prendre de hauteur. S’imposer à Vicente-Calderon serait une manière de se relever durablement. A ceci près que « Ici, personne ne gagne », rappelle Marca, statistiques à l’appui. « La Roja reste sur 25 victoires de suite. La dernière défaite, c’était il y a « 2162 jours », rappelle Miguel Angel Lara, avant d’ajouter que « Del Bosque a dirigé 17 matches à la maison, tous gagnés. » Voilà pour le constat. Place aux actes.

Source:eurosport

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