La Ligue arabe marque son soutien à l’Arabie saoudite contre l’Iran

Ligue arabeLa Ligue arabe a apporté ce dimanche 10 janvier 2016 son soutien à l’Arabie saoudite dans la crise qui l’oppose à l’Iran depuis l’exécution du chef religieux chiite Nimr Baqr al-Nimr et l’agression contre l’ambassade de Riyad à Téhéran.

Le communiqué a été adopté à l’unanimité même si l’Irak et le Liban ont émis des réserves, rapporte notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti. Au-delà de la crise avec l’Arabie saoudite, le communiqué condamne les « ingérences iraniennes dans les affaires arabes ». Les ministres ont notamment cité le Yémen et le Bahreïn.

Ils ont convenu de constituer un groupe de travail chargé de transmettre à l’ONU un rapport sur tous « les actes hostiles » de l’Iran. Le chef de la diplomatie saoudienne Adel al-Jubeir a accusé l’Iran de « soutien du sectarisme et de déstabilisation régionale ». Il a indiqué que la Ligue avait aussi examiné l’adoption de nouvelles mesures contre l’Iran si Téhéran poursuivait ses « provocations ».

L’Arabie saoudite avait récemment annoncé la constitution d’une coalition militaire islamique chargée de lutter contre le terrorisme. Mais beaucoup d’observateurs la voient comme un front sunnite contre le chiisme dont l’Iran est le porte-drapeau.

Riposte de Téhéran

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a accusé ce dimanche l’Arabie saoudite d’utiliser le conflit diplomatique avec Téhéran pour « affecter négativement » les négociations sur le conflit syrien, indique notre correspondant à Téhéran,Siavosh Ghazi. L’Iran ne permettra pas « aux actions saoudiennes d’avoir un impact négatif sur la résolution de la crise syrienne », a martelé le chef de la diplomatie iranienne.

Cette déclaration a été faite au moment où l’émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, se trouve en Iran pour parler de la crise et des prochaines discussions prévues fin janvier à Genève. Ces discussions portent sur un plan de 18 mois soutenu par le Conseil de sécurité pour mettre fin à la crise syrienne. Mais un peu plus tard, Staffan de Mistura a déclaré que l’Iran et l’Arabie saoudite l’avaient assuré que les tensions entre les deux pays n’affecteraient pas les négociations sur le conflit syrien.

Mohammad Javad Zarif a par ailleurs accusé l’Arabie saoudite d’avoir « intensifié ses actions » ces derniers jours contre l’Iran, évoquant notamment un raid aérien saoudien qui aurait endommagé l’ambassade d’Iran à Sanaa, capitale du Yémen. La tension entre l’Iran et l’Arabie saoudite reste toujours très forte et semble encore bien loin de vouloir s’apaiser.

Source: RFI

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