La Loupe du Rénovateur : Marcher avec tous les opprimés … qui dit non !

Dia1Marcher avec les Hratine, c’est aussi marcher avec tous les opprimés, toutes les victimes du passif et de l’actif de ce pays où les pires injustices, les pires tragédies de l’histoire ont causé d’énormes préjudices au genre humain.
Des crimes les plus abominables appelés esclavage, déportations, massacres, purges ethniques, exclusions, marginalisation ont été commis, orchestrés par des mains criminelles, des idéologues de la domination et de la zizanie intercommunautaires au nom d’une prétendue hégémonie fondée sur la raison du plus fort et des préjugés absurdes.
Sous la bénédiction des machines politico- militaires. Autant de pêchés qui ont installé le mal sur une terre islamique. La Mauritanie ne sera et n’existera dans sa noblesse, sa dignité, sa grandeur sans la résolution de toutes ces questions qui méritent non pas des simulacres de règlement mais une sincère volonté de venir à bout de toutes ces bêtises.
Bien des propositions ont été formulées par des organisations des droits de l’homme, des experts en matière de résolution des conflits et de cohésion sociale avec la ferme conviction de rétablir la justice et d’apaiser les tensions loin de tout règlement de comptes.
Mais l’Etat n’a pas eu le courage d’écouter et de se résoudre à adhérer aux idées susceptibles d’aider à la recherche de solutions collectivement prises par tous les acteurs de ces dossiers. Si aujourd’hui des hommes sont en prison parce qu’ils ont tout simplement demandé que justice soit faite, que cesse les expropriations des terres de la vallée, que soit mis fin à un système oligarchique exercé par les maitres fonciers sur les esclaves sans distinction aucune, c’est que l’Etat refuse de voir une réalité qu’il a lui-même cautionnée.
Entre celui qui demande que justice soit faite et celui qui refuse de rendre justice -entendez par là le pouvoir – qui a peur de la vérité ? L’Etat et ses incarnations continue la poursuite des basses œuvres dans la division des mauritaniens dans tous les dossiers qui doivent dans un Etat se prétendant démocratique être traités sans tabou et avec toute la rigueur requise. On ne peut fonder l’espoir sur un Etat qui ne veut pas se débarrasser de ceux qui ont joué un rôle clé dans les crimes commis dans ce pays. On ne peut compter sur un Etat qui ne veut pas solder tous les passifs autrement que par la voie politique, par le chantage et autres calculs mesquins.
C’est ce qui s’est passé dans l’expédition rapide du dossier sur le passif humanitaire entre deux prières. C’est par la méthode de récupération des revendications des activistes Hrartines qu’une loi théoriquement plus musclée a été promulguée pour renforcer les peines à l’encontre des coupables de l’esclavage , c’est de cette façon que les révoltes identitaires ont fait l’objet d’actions de sape et de placements politiques ridicules. L’esclavage est un mal historique sur lequel des féodalités ont bâti des fortunes.
Des millions d’individus ont été réduits à des bêtes humaines, maintenus des siècles durant dans l’ignorance. Le problème est si complexe que les victimes doivent s’impliquer dans le traitement de cet épineux dossier. Le passif humanitaire restera un passif douloureux tant que les tenants du système répressif continuent d’influencer les décisions sur toutes ces questions. Mais la vérité finira par avoir raison sur le mensonge et la dissimulation des preuves … Alors marchons , marchons encore tant que règnera la tyrannie, tant qu’une victime se plait dans le silence, marchons pour la justice , l’égalité , l’unité…

CTD

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge