La Mauritanie a perdu des points

palais et aziz
Depuis l’arrivée du Président Mohamed Ould Abdel Aziz ,les pouvoirs publics mauritaniens mènent une politique ferme de lutte contre la mauvaise gestion et ses corollaires, que sont la corruption administrative et la mauvaise gestion.

Une option qui s’est soldée par des arrestations, des limogeages et des remboursements. Mais, les actions quasi-quotidiennes de bonne gouvernance entreprises par les autorités ne semblent pas donner encore des résultats probants. Du moins pour l’ONG Transparency International (TI), pour laquelle, la Mauritanie a perdu des points.

 Pour 2010, la Mauritanie, à la surprise générale, se trouve dans une position de dégringolade fortement disproportionnée à la réalité du terrain, du moins pour la portée accordée par les autorités pour juguler ce grand mal des Etats. Selon TI , Nouakchott se classe 143ème (2,3 points). Incroyable, si l’on sait que la lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics n’avait jamais connu un engagement aussi ferme de la part des pouvoirs publics, qu’au cours de ces dernières années, avec l’incarcération de hauts cadres dont des personnalités ayant grade de ministre, pour mauvaise gestion.

Les cas de l’ex commissaire aux droits de l’homme Ould Dadde , de Ould Khattry sont des exemples très édifiants sur cette volonté politique d’assainir l’administration et de combattre la corruption, sans compter le gros boulot réalisé par les limiers de l’IGE (Inspection générale de l’Etat) Cependant des entreprises nationales, demeurent assises sur des réseaux de corruption biens organisés et ce depuis des décennies .le cas des appels d’offre à la SNIM qui dévoilent bien les mauvaises pratiques de certains qui usent de leurs fonctions et de leurs influence pour que certaines sociétés étrangères décrochent des marchés, en contre partie des commissions. Le dernier celui du marché WAGONS, les clauses imposées par le cahier des charges excluent tout postulants ou prétendants afin d’attribuer ce marché juteux à certaines sociétés étrangères traditionnellement protégés et défendues : il s’agit de

1. RSD SUD AFRICA: (MOCTAR SALEM, ABDALLAHI OULD ABDELVETEH) 2. STANDARD CAR (USA): (KHALIFA) 3. MAXION BRAZIL: (MOCTAR AMAR)

 À la SNIM, Les critères imposés par le cahier des charges (Appel d’offres) ont pour but de faire bénéficier un groupe restreint connu depuis l’ère de TAYA Pour les marchés nationaux le candidat retenu est toujours AGRINEC ‘Ehel Abdallahi.

En outre, le concept de discrimination a fait son apparition à la SNIM depuis fort longtemps les cadres et les bénéficiaires sont généralement originaires de la région de l’ADRAR et la région SUD (TRARZA), les restes des groupes sociaux ne bénéficient pas objectivement des mêmes chances que les autres, malgré l’égalité de droit dont ils jouissent en principe.

Il est urgent de rétablir un équilibre des chances, l’ETAT doit engager des politiques aussi de lutte contre les discriminations source : Association Main Propre

AMP _ Nouakchott

Source : AMP

Publicité

Mauritel

Speak Your Mind