La Mauritanie célèbre la journée mondiale des Droits de l’Homme

célèbre la journéeA l’instar de la communauté internationale, laMauritanie commémore, mercredi, la journée mondiale des Droits de l’homme qui coïncide avec la date de la promulgation de la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948.
A cette occasion, le Commissaire aux Droits de l’Homme et à l’Action humanitaire, M. Cheikh Tourad Ould Abdel Maleck, a prononcé un important discours dans lequel il s’est appesanti sur les étapes considérables franchies par la Mauritanie dans le domaine des droits humains sous la direction clairvoyante de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.
Dans le cadre de ces réalisations, le Commissaire a cité, entre autres, « la résolution du passif humanitaire, la mise en place des mécanismes d’éradication des séquelles de l’esclavage, la participation de la femme aux affaires publiques et sa jouissance de l’ensemble de ses droits et l’attention accordée aux personnes handicapées ainsi que l’amélioration des conditions de vie des détenus, le rapprochement de la justice des justiciables, la lutte contre les pratiques néfastes à la femme et une attention particulière pour les droits de l’Enfant « .
Il s’agit, a-t-il dit, d’efforts satisfaisants qui ont été hautement appréciés par la communauté internationale lors de l’examen périodique universel (EPU) de notre pays le 3 novembre 2015 au cours duquel le gouvernement a réagi positivement aux différentes recommandations émises par les Etats participants, en acceptant notamment 136 recommandations sur 200 recommandations initiales, en attendant de se pencher sur l’étude des recommandations restantes.
C’est le lieu, précise-t-il, de souligner que le groupe de travail concerné par le mécanisme de l’examen périodique universel a salué la qualité de notre rapport national.
Le commissaire a également indiqué que  » les priorités du gouvernement du Premier ministre M. Yahya Ould Hademine tendent fondamentalement à l’adoption d’un projet ambitieux pour l’édification d’une société développée basée sur l’Etat de droit, sur l’ancrage de la démocratie, l’instauration de la justice et le respect des libertés, à travers la généralisation des services essentiels au profit de l’ensemble des couches du peuple mauritanien, sans aucune discrimination ».
En ce qui concerne les droits économiques et sociaux, il a affirmé que le gouvernement s’emploie à la réalisation des objectifs du millénaire de développement post-2015, au développement des infrastructures de base de façon générale, en donnant la priorité aux secteurs de la santé, à l’enseignement pour tous et à la protection de la mère et de l’enfant.
Il a souligné, en outre, que le pari de l’attention donnée à la jeunesse et au renouvellement de la classe politique constitue un objectif stratégique qui s’est concrétisé par la création du haut conseil de la jeunesse conformément aux instructions du Président de la République visant à impliquer cette couche dans toutes les politiques sectorielles de l’Etat. D’autres axes comme la réforme de l’administration, la bonne gouvernance et la lutte contre la gabegie font, eux aussi, l’objet d’un intérêt permanent de la part des hautes autorités du pays.
A propos de la presse, le commissaire a indiqué que les efforts entrepris ont permis de se départir du monopole de la presse publique sur l’information, de rompre avec les tracasseries à l’encontre des journalistes dans l’exercice de leur travail et par la libéralisation de l’espace audiovisuel, rappelant que le Président de la République a affirmé, à maintes occasions, que la liberté de la presse est un choix irréversible.
Au plan international,  » notre pays a joué, a-t-il dit, un rôle important dans la promotion et la protection des droits de l’homme en sa qualité de président de l’union Africaine en 2014 et de membre et vice-président du conseil des droits de l’homme des nations unies pendant la période 2010-2013.
Notre coopération internationale dans ce domaine a franchi, elle aussi, des pas importants qui se sont illustrés par l’ouverture en 2010 à Nouakchott d’un bureau du Haut commissariat des droits de l’homme et par la visite en avril 2011 dans notre de l’ex Haut commissaire aux droits de l’homme qui avait salué les efforts consentis et les avancées palpables réalisées dans le domaine.
Au niveau de la lutte contre les séquelles de l’esclavage, le commissaire a souligné que  » notre pays a pris d’importantes mesures qui se sont traduites par l’inscription dans la constitution de la criminalisation de ce phénomène abject, sa qualification de crime contre l’humanité et la promulgation de la loi N°031-2015 criminalisant l’esclavage et pénalisant les pratiques esclavagistes ainsi que la création de tribunaux spécifiques aux affaires liées à l’esclavage et la mise sur pied de l’agence Tadamoun dont la lutte contre les séquelles de l’esclavage est une des principales missions.
«  En ce qui concerne la lutte contre la torture, il a été procédé à l’adoption du protocole facultatif de la convention internationale contre la torture en 2012 et de la loi 033-2015 pénalisant les crimes de tortures « , a-t-il ajouté.
Au plan des perspectives, le commissaire a annoncé que le pays aspire a davantage d’acquis avec notamment le début de la mise en oeuvre l’année prochaine des mécanismes nationaux de prévention de la torture et avec le traitement positif des mécanismes internationaux des droits de l’homme à travers l’adoption de notre rapport national présenté conformément à l’examen périodique universel en mars 2016 ainsi qu’avec la programmation des visites de rapporteurs spéciaux en plus de la présentation de notre rapport devant la commission de la protection des droits de l’ensemble des travailleurs immigrés et de leurs familles.
Il s’agit aussi, ajoute-il, à travers le centre d’information, de sensibilisation et de documentation affilié au commissariat, de renforcer les capacités des acteurs nationaux, en particulier des organisations nationales opérant dans le domaine des droits de l’homme.
Enfin, le commissaire aux droits de l’homme et à l’action humanitaire a lancé un appel à tous les acteurs nationaux et aux partenaires au développement à participer de façon efficace aux efforts entrepris par la Mauritanie en vue de promouvoir les droits de l’homme et les libertés individuelles et collectives.

Source : AMI

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