La Mauritanie demande 17 milliards de dollars pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre

CCNUCCLa  Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) a annoncé ce24 septembre 2015 à Bonn que la Mauritanie a soumis son nouveau plan d’action climat devenant ainsi le 67ème état à le faire  en vu de sa présentation  lors de la conférence climatique de l’ONU à Paris en décembre prochain.

Ce plan d’action appelé (INDC) est la stratégie que le pays compter adopter pour arriver à ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre(GES). Si tout se passe comme prévu, la France va abriter et présider la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21/CMP11), aussi appelée « Paris 2015 », du 30 novembre au 11 décembre 2015. C’est une échéance cruciale, puisque son ambition n’est rien moins qu’un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C ;

La Secrétaire exécutive de la CCNUCCC, Christiana Figueres, fait constamment le rappel  et encourage les pays à soumettre leurs INDC avec à la clef des incitations « convaincantes » Et notre pays est donc l’un de ceux qui ont remis leur plan en amont des assises de Paris.

Cependant à la lecture du document on ne peut s’empêcher de constater qu’il reste dans le vague assignant un objectif claire mais sans donner les moyens d’y parvenir. Mais coté finance ce plan semble très peu réaliste.  Les Gaz concernés sont le CO2, le CH4 et  N2O. L’Objectif de la contribution l’atténuation, Réduction des émissions de GES de l’année cible (2030) par rapport aux émissions projetés à la même année dans le scénario de l’évolution normale. Le Niveau de réduction visé en 2030 est de 22.3 %.ce qui donnerait une Réduction cumulée des émissions pour la période 2020-2030 de  33,56 Millions de tonnes équivalent dioxyde de carbone.

Type de contribution : Conditionnelle 88% et non Conditionnelle 12%.

Les besoins en financement sont de 17,6 milliards de Dollars US, dont  9,4 milliards de Dollars US pour l’adaptation et  8,2 milliards de Dollars US pour l’atténuation. Ce chiffre est d’autant plus étonnant que la Mauritanie compte pour quantité négligeable dans l’émission de ces gaz.

Les émissions de GES de la Mauritanie   par rapport aux émissions globales sont de l’ordre de 0,00015%, et c’est là la contradiction, la Mauritanie compte « poursuivre son développement pour rendre son économie et ses populations résilientes aux impacts du changement climatique. » Et malgré cela, la Mauritanie s’engage à participer pleinement à l’effort de la communauté internationale pour réduire ses émissions de GES de 22,3% en 2030.  Donc d’un coté on ne compte pas remettre en cause notre politique de développement et d’autre part on s’engage à réduire les émissions.

Signalons qu’en Mauritanie des forêts protégées sont continuellement déclassées pour servir à l’agriculture irriguée, l’exploitation des rares ressources ligneuses continuent de plus belle, les ceinture vertes sont coupées et transformées en nouveaux quartiers résidentiels, des industries polluantes sont toujours implantées sans aucun respect des normes,  et  même la mesure d’interdiction des véhicules de plus de 8 ans (seule mesure concrète de l’INDC mauritanien) elle semble contre productive car les mauritaniens conservent désormais leur vielle automobile sans doute beaucoup plus polluante que celle qui auraient été importées même âgées de plus des huit ans.

Notons qu’à  moins de deux mois de l’ouverture de la COP21, quinze pays africains ont déjà remis leur  INDC matérialisant leurs engagements en matière de réduction de gaz à effet de serre.

Source: Mauriweb

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