La Mauritanie offre une plateforme régionale de la culture

 

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La Mauritanie a refermé jeudi 20 novembre un événement destiné à renforcer le rôle de la culture dans le développement et la stabilité de la région par le biais de partenariats efficaces.

La Communauté urbaine de Nouakchott (CUN) avait organisé un forum international des villes, pour échanger des idées, des expériences et leur expertise culturelle. Des artistes, des scénaristes, des réalisateurs, des maires et d’autres responsables gouvernementaux assistaient à ce Forum culturel mondial, qui avait ouvert ses portes lundi dernier.

La ministre mauritanienne de la Culture Vatma Vall Mint Soueinie a indiqué à l’AMI que les thèmes abordés lors de ce forum avaient trait au développement culturel et à ses relations avec le développement durable. Les directives gouvernementales reconnaissent l’importance de la culture pour le développement des villes et des Etats, a-t-elle ajouté.

Le gouvernement implique les acteurs culturels dans la mise en place d’idées et de visions relatives au progrès des communautés locales et dans leur contribution à la stabilité et à la sécurité.

« Le choix des thèmes de ce forum résulte de l’intérêt porté par la ville de Nouakchott à la mobilité culturelle qui s’est développée au cours des dernières décennies et du rôle que cette mobilité pourrait jouer dans la ville, qui est confrontée à différents risques environnementaux », a déclaré Maty Mint Hamadi, maire de la ville, dans son allocution.

Le multiculturalisme de Nouakchott peut être mis à profit pour répondre de manière efficace aux enjeux du développement, a-t-elle ajouté.

Fouad El Omari, président de l’Association des conseils municipaux du Maroc et maire de Tanger, a expliqué que la dimension culturelle du développement était devenue très importante et se reflète dans le rôle joué par les intellectuels dans la consolidation de la stabilité au sein des Etats.

El Omari, invité d’honneur de ce forum, a donné un exemple vivant de l’évolution de Tanger, où coexistent plusieurs religions et cultures.

Abdullah Camera, maire de la ville malienne de Kayes, proche de la frontière sud-est de la Mauritanie, a rappelé la coopération historique entre sa ville et Nouakchott. Il a ajouté que les changements globaux intervenus affectent la gestion des villes, notamment en ce qui concerne le patrimoine culturel, et rendent nécessaire une réévaluation de la gestion de la culture.

Ce forum a constitué une plateforme pour le développement d’un plan de formation et de partenariat, selon Jean Hartz, maire de Bondoufle et représentant de la commune française d’Ivry-sur-Seine.

Pour sa part, le Dr Ahmed Mouloud, coordinateur de ce forum, a expliqué à Magharebia : « Nous allons mettre en place une politique culturelle fondée sur la reconnaissance des expériences des autres villes. »

« Les questions de la coexistence et de l’harmonie sociale et de la lutte contre l’extrémisme des jeunes ont été abordées lors de la présentation faite par le représentant de la ville française d’Ivry, où la population est en majorité d’origine africaine et maghrébine. Elle a réussi à promouvoir la coexistence par le biais de la pollinisation croisée de ces différentes cultures », a-t-il expliqué.

Taki Ould Abdel el-Hay, président de l’Association mauritanienne des dramaturges, a expliqué à Magharebia que les participants avaient reconnu que la culture est le facteur le plus important dans le renforcement de la sécurité et de la stabilité, de l’égalité, de la liberté et des droits de l’Homme.

« Dès lors que la culture se diffuse, la culture de la paix et du respect des autres, de la connaissance, de la coexistence et de l’acceptation de la diversité culturelle se propage à son tour, constituant une force et non un facteur de discrimination. »

Maghrebia.com

 

 

 

 

 

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