La migration se féminise

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Tel est le constat majeur qui ressort d’une table ronde tenue ce 18 décembre à l’espace Diadié Camara dans le cadre de la 5e  édition de Traversées Mauritanides organisée par Bios Diallo.

Cette rencontre modérée par Sow Abdoulaye Samba alias Batch avait pour thème : « Les femmes, l’immigration, la diaspora et le projet des retours. Un sujet à genre ? ». Des intervenants comme Sokhna Benga, Oumoukhayri Ba, Ousmane Diarra ont offert au public un échange fructueux où s’est exprimé le genre dans sa diversité.

L’objectif visait à sensibiliser sur les avantages et inconvénients de la migration à travers cette rencontre soutenue par la Stratégie Nationale de Gestion de la Migration qui célébrait ainsi doublement la Journée Mondiale de la Migration ce 18 décembre.

« Il ya de la chaleur en Afrique »

Voilà le message de l’écrivain Sénégalais Sokhna Benga qui témoigne avoir « caché » des gens chez elle, pour qu’ils s’en « sortent ». Partant de son expérience au pays d’Hollande, elle affirme que « l’extérieur n’est pas un eldorado pour beaucoup de migrants ». Cette passionnée de la littérature a préféré contre vents et marées retourné au pays de la téranga pour pratiquer un métier peu pratiqué par les femmes à savoir les affaires maritimes. Elle est convaincue que « c’est à nous de construire l’Afrique » et demande au passage aux gens « d’arrêter de mentir à l’Afrique » car en Europe « des gens rentrent dans des cercles vicieux » à défaut de réussir.

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La migration des femmes progresse

Les dames ne vont seulement pas en Europe pour rejoindre leurs époux, elles « travaillent de plus en plus » voilà la remarque de la consultante internationale Oumoukhayri Ba.  Le prof Cheikh Saad Bouh fait aussi savoir que quelque part « les femmes sont porteuses d’évolution sociale » ajoutant de façon explicite « quand la femme se déplace, toute la famille est à  terre ». Ce consultant international précise par la suite que « la migration se féminise, la femme veut se prendre en  charge, donne le pouvoir aux femmes » conclut t-il. Dans cette optique, Idoumou Med Lemine constatera que  la migration de la femme est dû au « dysfonctionnement et à l’échec des politiques de développement ».

Le retour volontaire des migrants mais à quelles conditions ? Telle est la question majeure qui planait au terme des échanges. Pour y répondre, un des intervenants a jugé que : « la société civile doit être la force de proposition » pour déconstruire sans doute les mythes  pour un développement de l’Afrique par les africains d’ici et d’ailleurs.

Awa Seydou Traoré

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