La philosophie des remaniements ministériels d’Aziz

Le dernier remaniement ministériel ou plus exactement ajustement du cabinet de Mohamed Ould Abdel Aziz a touché deux ministères secondaires notamment le ministère de  la Communication et celui et des Affaires sociales.

presidence_aziz et son palaisIl a par contre promu deux importantes personnalités  qui comptent beaucoup dans l’entourage du président Aziz : Mohamed Yahya Ould Hourma, nommé ministre de la Communication et des Relations avec le parlement qui précédemment était le vice-président du parti au pouvoir (UPR) et Aicha Vall Verges, nommée ministre des Affaires sociales de l’Enfance et  de la Famille qui était précédemment présidente de la Commission des femmes du même parti. Deux dirigeants de l’UPR au gouvernement. Comment interpréter cela ? En clair le léger remaniement ministériel intervenu hier dimanche 31 mars ne vise probablement pas à une quelconque efficacité mais procède plutôt d’un positionnement à visée électoraliste, et peut être  d’une nouvelle  volonté   à vouloir   impliquer davantage  l’UPR dans la vie publique.

Fisibles ; inamovibles

En effet tout indique que Mohamed Ould Abdel Aziz  a  horreur des remaniements de grande ampleur, en réalité des remaniements tout court. Il préfère les ajustements, des légères retouches cherchant  à corriger des anomalies ou ce que lui juge comme étant anomalies.

Il y a des pots intouchables, les premiers compagnons des premières heures de l’ère Aziz, à moins d’un besoin de règlement de compte (genre Mohamed Lemine Ould Dadde et Naha  Mint Mouknass ou bien  des ministres grillés et déstabilisés  par les scandales de gestion (docteur Ould Babana l’ex ministre de la santé) ou en cas d’incompatibilité avec l’humeur du chef, le cas de  plusieurs ministres de finances.

En réalité le système Aziz, tout le reste étant égal par ailleurs, repose sur trois ou quatre voire cinq  grands piliers, des inamovibles comme Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf, Premier ministre ; Ahmed Ould Bahiya, seul ministre  d’Etat du gouvernement, chargé des trois départements de l’éducation et  Mohamed Ould Boïlil, ministre de l’Intérieur, auxquels  on   peut ajouter d’autres ministres comme celui de la pêche et des grands directeurs comme l’administrateur directeur général de SNIM, l’ancien ministre Ould Oudaa. Pour le moment ces piliers donnent l’apparence d’être solides, reste à savoir pour combien de temps encore ils peuvent tenir l’édifice.

Jibril

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