La réponse de la CGTM à mon intervention sur Cridem est le symbole d’une mauvaise foi évidente

pizzorno_camaraMohamed Camara – Une personne sachant lire ne peut incriminer Cridem, la présentation du texte montrant mes propos entre guillemets ne devrait prêter à aucune interprétation erronée.

Il ne s’agit pas d’une campagne de diffamation ni de dénigrement. Il s’agit de l’expression d’un droit d’éclaircissement légitime sur la répartition d’une somme qui avait été payée pour les balayeurs de la société Pizzorno et qui a été distribuée de façon le moins manquant de transparence.

La façon d’agir de ces derniers ne prouve en aucun cas leur préoccupation en ce qui concerne l’avenir de l’entreprise. Très souvent sont présentées des revendications qui ne représentent pas les souhaits des travailleurs et ils sont informés lorsqu’elles sont déjà formulées. D’autre part, ce n’est pas réclamant des sommes mirobolantes et en vidant les caisses de la société que nous pourrons assurer sa survie.

L’existence du «Collectif pour la sauvegarde de l’emploi dans la société Dragui-Transport » est une réalité et le fruit d’un profond mécontentement parmi mes collègues qui s’estiment lésés, n’ayant pas reçu les sommes que vous indiquez ou n’ayant pas été pris en considération et ont été exclus de paiement. Vous avez également exclu des éléments qui, à l’époque pour laquelle la somme a été payée, étaient dans aucune discussion possible dans les «ayants droits ».

L’argument que ces éléments ont été entre temps promotionnés et ont donc perdu leurs droits est faux car vous avez par contre donné à d’autres exactement dans le même cas la somme non de 16.403 UM pour les hommes et de 28.500 pour les femmes, mais d’après les dires des récipiendaires, les hommes ont touché 10.000 et les femmes 18.000 ! Cela mérite une explication et une rectification.

Il ne s’agit pas pour le moment de discuter des salaires qui en majorité ne sont pas aussi «maigres» que vous le prétendez. Effectivement, la somme de 43.000 UM environ touché par les balayeurs n’est pas énorme mais nous avons à faire malheureusement à des citoyens qui n’ont pas la moindre formation ni scolaire ni professionnelle et qui en dehors de notre société seraient encore nettement en train de trouver du travail. Ce qui explique les centaines de personnes qui bien que connaissant les salaires espèrent un emploi de Pizzorno.

Le plan de redressement dont vous parlez n’est pas compatible avec une caisse vide occasionnée par des revendications rocambolesques et en grande majorité sans fondement.

Nous réclamons la photocopie certifiée des listes d’émargements signées par ceux qui ont touché une part, les déclarations que vous faites des sommes soi-disant payées n’ont rien à voir avec les sommes que nos collègues disent avoir reçues.

D’autre part, nous demandons la raison pour laquelle les travailleurs qui faisaient partie de l’entreprise dans la période concernée et ont pour diverses raisons quitté leur emploi n’ont pas été pris en considération. Même étant licenciés, démissionnaires ou décédés, eux ou leurs héritiers ont des droits que vous n’avez volontairement ou non, pas respectés.

Pour finir, je trouve remarquable votre dernier paragraphe qui indique «les dispositions de l’article 434 du code du travail stipulent que quiconque aura porté ou tenté de porté atteinte à l’exercice régulier des fonctions des délégués du personnel est puni d’une amende et d’un emprisonnement de quinze jours à quatre mois de prison ou de l’une de ces deux peines seulement » bien que je ne vois pas ce qui occasionne ce rappel, je me permets de vous faire remarquer que vous avez exclu de votre groupe, sans aucun droit de la faire puisqu’il a été élu tout à fait régulièrement, un collègue… Moktar Ivékou Haroune. D’où avez-vous pris ce droit ?

Les signataires
Le Collectif pour la sauvegarde de l’emploi
dans la société Dragui-Transports Pizzorno

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