La ruée vers l’or : La fin du mirage

ruée vers l’orL’or ne fait plus rêver. Le désenchantement est énorme dans les rangs des orpailleurs qui ont décidé ces derniers jours d’abandonner les sites de prospection d’or, laissant sur place, des villes fantômes.

La désillusion est grande au sein des cinquante mille jeunes orpailleurs qui ont tout perdu dans leur aventure. Si au début de l’aventure, certains rares chanceux parvenaient à découvrir çà et là quelques pépites ou quelques grammes d’or, depuis la semaine dernière en effet, les sites de recherches d’or ne produisent plus. Comme par enchantement, les richesses espérées sur place, ont disparu ! Pas une once d’or n’a été trouvée sur place pendant ces quinze derniers jours, même si les périmètres de prospections ne sont plus limités. Les orpailleurs ont finalement sillonné toute la région de l’Inchiri allant même jusqu’à pénétrer dans les surfaces privées de la société Tasiast, en vain. Il n’y a point d’or. Depuis, c’est l’abattement !

Un abattement qui a conduit nombre d’entre eux à abandonner. En effet, sur le site d’exploitation, les occupants se font de plus en plus rares ; les tentes qui y avaient poussé comme des champignons, ont été pliées, laissant place à une zone fantôme. Dans leur découragement, les orpailleurs n’ont pas pris soin de nettoyer leurs sites d’installation. Sans doute pour manifester leur découragement, ils ont laissé abandonnés sur place les trous béants de leurs prospections, au grand dam du cheptel qui pourrait s’y rendre au terme du prochain hivernage. Bouteilles vides, pots et boites de conserve, morceaux en plastique, sacs, objets divers couvrent désormais le sol.

Les commerces, un moment prospères, ont fermé, ce qui ajoute à la désolation des rares personnes qui y croient encore. Pire, l’eau potable se fait de plus en plus rare. Et la chaleur tape davantage sur les têtes. Les nerfs ont lâché depuis longtemps. Et plus personne ne supporte personne.

Désabusés et sans le sou, ceux qui veulent rentrer chez eux, n’ont souvent pas de moyens. Au cas où ils ne parvenaient pas à liquider les pelles, râteaux et autre pics au prix d’un ticket de transport sur Nouakchott, s’ils ne parvenaient pas le cas échéant, à faire éculer leur engin de prospection souvent acquis à deux millions d’ouguiyas et susceptibles d’être bradés à trois cents mille, ils se mettent en rang devant la transsaharienne dans l’espoir de bénéficier des égards d’un automobiliste.
Les revenants fatigués et ruinés, sont en train de regagner Nouakchott. Déjà, ils sont nombreux, ceux qui ont été admis dans les centres de santé, pour divers traumatismes. D’ici, quelques semaines, les derniers « récalcitrants » devraient les revenir. Parce qu’il n’y a pas d’or. La capitale devrait alors accueillir des dizaines de milliers de jeunes qui ont tout perdu.

JOB

Source: Lauthentic

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