La SNIM lorgne le Top 5 mondial

Producteur de 12 millions de tonnes de fer en 2012 et engagée dans une dynamique de progression constante, la Société nationale minière (SNIM), plus importante entreprise publique de Mauritanie, vise les 40 millions de tonnes de fer à l’horizon 2025.

Un gros chiffre qui installerait confortablement la société dans le top 5 Mondial des producteurs de minerais de fer, avec comme toile de fond un marché en pleine évolution, et devenue désormais libre au cours des dernières années sous la poussée de la boulimie chinoise, et susceptible de rapporter des revenus conséquents. C’est l’objectif de 40 millions de t en 2025.

Cet ambitieux objectif a été décliné par l’Administrateur Directeur Général (ADG) du plus ancien opérateur l’industrie extractive mauritanienne, Mohamed Ould Abdallahi Ould Oudaa, à l’occasion de la deuxième édition de la conférenceexposition sur le secteur minier et pétrolier «Mauritanie 2012».

Pour atteindre la barre ainsi fixée, la SNIM a mis au point un Cadre Stratégique de Développement (CSD) de ses activités reposant sur 2 piliers. Le premier est relatif au «potentiel de croissance interne» qui devrait prendre l’ascenseur au cours des prochaines années. Le 2ème axe porte sur la mise en oeuvre d’accords de partenariat avec de grandes entreprises minières mondiales (à l’exemple de Xstrata et Minemetals), à travers des joint-ventures.

Potentiel de croissance interne

Déterminée à booster sa production pour aller résolument vers un objectif majeur, la direction de l’entreprise mauritanienne a dégagé «une vision stratégique» conduisant à la modernisation de l’outil de production.

Une orientation illustrée par la réalisation du Projet Guelb II «construction et équipement d’une 2ème usine d’enrichissement de minerais de fer permettant d’ajouter 4 millions de tonnes de fer concentrés à la production actuelle».

Il y a également la construction d’un nouveau port minéralier à double vocation sous-régionale (Maghreb et Afrique de l’ouest) dans la ville carrefour de Nouadhibou (465 kilomètres au nord de Nouakchott).

D’un coût global de 184 millions de Dollars, ce nouvel ouvrage est financé à hauteur de 43% par les fonds propres de la SNIM, et à 57% par un consortium de banques européennes (BHF-Bank et Kfw-ipex, BNP Paris Bas et Société Générale).

Le nouveau port minéralier de Nouadhibou pourra accueillir à terme des navires minéraliers d’une capacité de 250 000 tonnes.

Considérée comme une étape intermédiaire dans une dynamique globale, l’année 2019 devrait permettre de franchir la barre des 25 millions de tonnes de minerais de fer.

La dynamique d’un nouveau type de partenariat

En octobre 2012, la SNIM et l’opérateur minier chinois «Minemetals » ont crée la société Tazadit Underground.

La mise en place de cette nouvelle entreprise est aboutissement d’un partenariat engagé en 2007 en vue de l’exploitation sous-terraine de la mine de Tazadit2 (à Zouerate 700 kilomètres au Nord-Est de Nouakchott). Le capital de la nouvelle société est détenu à 65% par la SNIM et à 35% par l’opérateur minier chinois.

Pour «un investissement global de 250 millions de Dollars, ce projet qui introduit pour la première fois dans le pays la méthode d’exploitation minière sous terraine, prévoit une production commerciale annuelle de 2,5 millions de tonnes de fer naturellement riches».

«Tazadit Underground Mines, dont les opérations pour le développement de la mine sont programmées à partir de 2013, offrira 250 emplois permanents. L’exploitation à ciel ouvert de la mine de Tazadit 1, qui avait démarré en 1963, s’est arrêtée en 1991, pour des raisons techniques et économiques, suite à l’atteinte du fond de la fosse », rappelle un communiqué de la SNIM.

Grande producteur mondial de fer, la Chine en est également une grande consommatrice. Ce qui l’oblige à en importer. Une réalité économique qui crée les conditions d’un partenariat «win-win» et la SNIM et l’opérateur minier chinois.

 LesAfriques


Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge