La société civile, en partenariat avec la CENI, est « Diarrhéiquement » malade et n’arrête plus de tourner en rond et de brasser l’air en vain.

Rimweb - ContributionDes élections législatives et municipales de 2013 aux élections présidentielles de 2014, la société civile s’est rendue, en ordre dispersé à la CENI pour bénéficier de prestations de sensibilisation inhérentes à l’édification du citoyen dans son rôle vis-à-vis du processus électoral. A ce titre, des centaines de contrats de partenariats individuels ont été ficelés et mis en exécution contre rétributions.

Au sortir des élections présidentielles de 2014, l’idée lumineuse est venue de regrouper ces ONGs, en partenariat avec la CENI, au sein d’un seul et même réseau placé sous la houlette d’un bureau représentant l’ensemble des sensibilités et susceptible de coordonner les rapports avec l’honorable institution nationale en charge des élections.

L’idée, en soi, est une idée lumineuse et même géniale, dira-t-on, mais de là à la transposer de son concept vers la réalité elle est apparue beaucoup moins évidente dès lors que la démarche, retenue, s’est avérée très alambiquée pour ne pas dire biscornue et dénuée de tout bon sens.

En fait, une rumeur, savamment diluée, s’est, très vite propagée indiquant que le réseau en vue devrait impérativement s’articuler autour de certaines personnes faute de quoi il ne serait pas « recevable ». Cette rumeur a fait tâche d’huile et s’est, comme « la fièvre de l’or », emparée des esprits. C’est ainsi que les dés se sont vus pipés d’avance et que l’enjeu principal recherché a été dénaturé et, de facto, remis en cause non seulement par le fait d’une « ingérence outrancière mal à propos » mais aussi et surtout du fait de l’ineptie flagrante des têtes de ponts cooptées en sous main.

Cependant et grâce au discernement et à la diligence de certaines personnes ressources, issues de différentes tendances, les clivages, entre groupes, ont été surmontés, les réticences transcendées, les susceptibilités apaisées et l’ineptie flagrante des personnes cooptées différenciée. Des compromis et des arrangements ont donc été trouvés et ont permis au réseau de sortir la tête de l’eau, de voir le jour, de prendre une forme et d’avoir les contours d’une structure pouvant aller de l’avant.

C’était, bien entendu, compter sans les ingérences outrecuidantes d’une tutelle qui ne dit pas son nom et qui, visiblement, s’arrogeait le privilège de disposer du dernier mot. C’est ainsi que la structure mise en place devait être soumise à des rafistolages intempestifs quasi quotidiens comme dans un ballet théâtral où les acteurs sortent aussi vite qu’ils ne rentrent ou comme dans un défilé de mode à la congolaise ou encore comme chez les chefs de guerre somaliens qui, entre deux canonnades, se supplantent les uns, les autres. En fait et selon l’humeur du moment, des pseudos assemblés générales sont, à tours de bras, provoquées à l’effet de modifier et de remodifier, à volonté, la structure. Je dis bien « pseudo assemblées générales » car une trentaine de personnes réunies, à la sauvette, ne sauraient, valablement, prendre des décisions en lieu et place des 400 ONGs partenaires de la CENI.

Il fallait, vraiment, que les « présumées têtes de ponts cooptées à dessein » puissent penser et croire qu’il y avait un maître du jeu qui tire les ficelles et qu’elles soient, niaisement, convaincues que la parole de ce « prétendu maître du jeu » était sacrée pour se livrer, avec une naïveté, aussi déconcertante, à des aberrations aussi stupides. Une niaiserie face à laquelle le « Dialguéti » sénégalais perdrait de la voix et dont le mur des lamentations d’El Quads s’écroulerait de désolations.

Il s’agit, de toute évidence, d’une situation qui n’honore nullement la société civile et encore moins son principal partenaire quand on sait que les deux parties devraient plutôt conjuguer leurs efforts en vue de :

  • Renforcer les droits à la citoyenneté et la cohésion sociale,
  • Renforcer la Communication pour le développement et les droits humains
  • Améliorer la qualité de la gestion des élections,
  • Renforcer la participation des citoyens à la Gouvernance locale et à la Décentralisation,
  • Renforcer efficacement les mécanismes de prévention et d’information pour réduire le militantisme et la violence,

Ce sont là, bien entendu, de grands principes et de hautes valeurs morales et civiques qui ne se prêtent pas aux tâtonnements et à la complaisance futile et encore moins à l’ineptie délirante dont ont fait montre les « cooptés comme têtes de ponts» et leurs maîtres à penser dans leurs élucubrations quasi quotidiennes offrant, ainsi, le spectacle lamentable d’une société civile « Diarréiquement » malade qui n’arrête plus de tourner en rond et de brasser l’air au gré de turpitudes « achéennes » dédoublées des tumultes d’un « Boucanier» trempé au «dji» (à l’eau) comme pour donner de fausses senteurs aux « dialidiali » des « Laobé » traditionnelles du terroir.

Il n’en reste pas moins que l’idée lumineuse du réseau doit prévaloir en dépit de toutes les pesanteurs et de tous les atermoiements. Elle restera de mise et sera remise sur la table dans un contexte plus sain, loin de tout tutorat effectif et affectif sachant qu’elle ne répond pas à l’injonction d’un partenaire qui en fait une exigence mais qu’elle répond au besoin, pour la société civile, de mieux s’organiser, se structurer et s’affirmer comme partie intégrante du processus de développement national.

Cela étant, l’idée sera prise en charge par des personnes qui, elles, ont une vision, un esprit d’indépendance et une succession dans les idées pour l’émergence d’un réseau à même de catalyser toutes les énergies de la société civile et donner de celle-ci une image plus reluisante que celle qui prévaut sachant que le temps des louvoiements et des prises en otages des consciences collectives est révolu et que nul ne peut plus disposer du devenir des autres par abus ou par voie d’influence indécente.

Aussi le réseau se fera-t-il envers et contre tous ceux qui perçoivent les grandes œuvres d’intérêt commun sous le prisme de leurs égoïsmes. Il se fera, non pas par cooptation et affinités personnelles, mais à travers l’expression libre de la majorité écrasante des voix des ONGs en partenariat avec la CENI pour qu’il soit clair pour tous que la CENI, celle des sept honorables Sages, recherche, en la société civile, un partenaire à part entière, et non des femmes et des hommes de main.

Cela est, du reste, d’autant plus évident que la CENI des Sages, en tant que Haute Autorité Electorale, ne recherche qu’un partenaire crédible et capable de l’accompagner, convenablement, dans ses approches et démarches citoyennes.

Cela vaut, aussi, pour les Pouvoirs Publics et les Partenaires au Développement dont les stratégies d’action sont, pour leurs réussites, étroitement liées aux capacités de la société civile à s’approprier les programmes de développement en tant que vecteur de sensibilisation et d’information mais aussi de suivi et d’évaluation. Il ne pourrait y avoir un autre type de perception dans les rapports entre la société civile et ses partenaires.

Ndiaye Brahim Abdallahi

Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

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