La société civile malienne planche sur la réforme du secteur de la sécurité

ndi_657988803Du 31 mars au 1er avril 2015, se tient à l’Ecole de maintien de la paix, Me Alioune Blondé Bèye de Bamako, un atelier d’échanges de la société civile malienne sur la reforme du secteur de la sécurité. Il vise à renforcer l’engagement des organisations de la société civile par un renforcement de leurs connaissances sur la réforme du secteur de la sécurité et les outils et les formes de contrôle citoyen dudit secteur.

Cet atelier se tient dans un contexte particulier. Il s’agit des réformes en profondeur dans le secteur  sécuritaire initié par les plus hautes autorités maliennes avec l’accompagnement de la communauté internationale.

Et pour accompagner cette dynamique voulue et construite par les autorités et dont le leadership est assumé par le ministre de la Sécurité, le NDI,  a initié un programme  sous régional, avec l’appui du ministère des Affaires étrangères du Royaume du Danemark et la Norvège. Un programme qui vise à  contribuer à la stabilisation du Sahel et à promouvoir la paix  à travers un contrôle démocratique effectif et responsable du secteur de la sécurité au Burkina, au Mali et au Niger. Le présent atelier rentre donc dans ce cadre.

Organisé par le National Democratic Institute (NDI), l’atelier dont les participants sont constitués des principales organisations de la société civile, des praticiens de la sécurité et des chercheurs,  a pour objectifs spécifiques de développer les connaissances de certains acteurs de la société civile malienne sur le concept de réforme du secteur de la sécurité ; présenter le processus de réformes du secteur de la sécurité en cours dans le pays ; améliorer les connaissances de certains acteurs de la société civile malienne sur la veille citoyenne (outils et formes de contrôle citoyen) de l’action publique ; tirer les enseignements sur l’implication de la société civile pour améliorer le secteur.

L’ouverture des travaux était placée sous la présidence du ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Sada Samaké.

Pour le général Samaké, depuis plusieurs mois, ‘’le Mali est dans la recherche d’une paix durable. Ce qui va sans dire qu’il faut des réformes dans divers secteur et celui de la sécurité n’échappe pas à cela’’. A en croire le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, l’unanimité autour d’une plus grande implication de la société civile dans le processus de réforme du secteur de la sécurité est faite tant au niveau des acteurs civils que celui des partenaires techniques et financiers.  Selon le ministre, cette implication de la société civile doit reposer d’une part, sur un niveau d’information suffisant de la société civile sur le processus et d’autre part, sur une connaissance renforcée des acteurs sur les concepts clés liés au secteur de la sécurité.

En s’adressant aux participants, le représentant résident du NDI au Mali, Dr. Badié Hima, a expliqué que ‘’votre rôle, votre  implication est essentielle. Mais cela requiert, d’’une part, n niveau d’information suffisant de la société civile sur le processus et ses nécessités fonctionnelles,  d’autre part, une internalisation  des  concepts clé liés au secteur de la sécurité. Votre implication  repose également sur les impératifs de redevabilité des pouvoirs publics vis-à-vis de leurs concitoyens (le devoir de rendre compte) et de transparence dans la gestion des ressources. Vous êtes les acteurs clés du contrôle citoyen de l’action publique. A ce titre, votre engagement dans le contrôle démocratique et civil du secteur est indispensable dans la prise en compte des intérêts de la population. La société civile ne doit donc pas rester en marge des débats et la dynamique engagée par le pays et accompagné  par la communauté internationale’’.

Des modules clés animés par des experts de haut niveau, constitueront l’entrée en matière pour les débats et la recherche des axes et des modalités d’intervention et d’appropriation par la société civile, de ce processus.

Ces communications sont les suivantes: les principes de la gouvernance du Secteur de la sécurité (GSS) et de la  réforme du secteur de la sécurité (RSS les fondements et les objectifs de la RSS au Mali ainsi que le rôle des différents acteurs concernés) ; l’appui de la Minusma  à la RSS au Mali : la protection des civils, le DDR et la RSS; les bonnes pratiques dans la responsabilisation des populations civiles en matière de gestion de la sécurité ; les expériences  d’autres pays, en matière d’engagement et d’implication de la société civile dans la RSS et la gouvernance du secteur de la sécurité.

Source: Malijet

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge