La Somelec et la constellation politique de l’UPR

Dans le ciel assombrit de la Mauritanie profonde, la course est désormais engagée entre la Somelec et la constellation politique de l’UPR, chacune des deux entités espérant arracher le monopole de la fourniture de lumière dans un pays livré aux ténèbres des accords de Dakar.

D’entrée de jeu et compte tenu du peu de clarté- pour ne pas dire de la grande opacité- qui entoure l’adjucation des marchés publics, l’on sait que l’équipe de Mohamed Salem Ould Bechir, qui puise sa force de son seul savoir faire, ne saura disposer d’assez d’arguments pour bouter hors compétition un UPR qui tient sa légitimité de dirigeants momifiés à l’origine de l’illumination des stèles et pyramides Egyptiennes.

Tout a commencé à Nouadhibou quand, pour des raisons connues de tous sauf du président Aziz que l’on a pris le soin de désinformer de manière systématique, les illuminés de l’UPR appuyés par les peshmergas officiels, les barbouses des commerçants et les tontons macoutes de quelques officiers à la retraite auraient inspiré à la mission d’implantation du parti la possibilité d’étoffer sa liste d’adhésion en faisant des incursions virtuelles dans les labirhyntes de la liste électorale.

Les conclusions du rapport de mission étaient de ce fait, on ne peut plus éloquent, sur la situation du parti dans la capitale économique. 32 000 citoyens auraient en effet choisi d’adhérer au parti Etat d’où l’embarras de son président quand il y’a trois mois il n’a pas pu réunir 3000 personnes dans un meeting auquel ont participé Ali Baba et ses quarante armateurs, les douze fédérations du parti, les hommes d’affaires et même les requins de la paisible baie du repos.

N’eut été la visite effectuée par le président Aziz le 13 et 14 Mars, les éclairages de Hassena Ould Ahmed Labeid, l’appel adressé par Ghassem Ould Bellal aux populations et la préparation du terrain faite par les anciens ministres de la région et par le mystérieux chargé de mission Mohamed Ould Mahah, Nouadhibou aurait continué son durcissement et serait aujourd’hui un boulet à la cheville du parti et du régime.

Que l’on ne s’y trompe donc pas et que les mérites des uns ne viennent, dans cette obscure affaire, couvrir les erreurs et les échecs des autres. La Somelec, étant empêchée de jouer son rôle qui consiste à opposer la lumière aux ténèbres, est désormais hors de cause et l’on doit s’accrocher à la seule évaluation du rayonnement des astres de l’UPR que l’on a vu dans leurs œuvres pendant plus d’un mois.

A commencer par les étoiles vieillissantes du bureau exécutif dont la langue de bois sonne désormais le glas de la communication intelligente et suffisamment technique pour convaincre le peuple sans laisser les traces de l’amertume des promesses non tenues et parfois non réalisables que les régimes s’efforcent à faire pour entretenir l’espoir collectif.

Viennent ensuite les pâles étoiles de notre firmament politique qui, à défaut d’éclairer, ont tout de même le mérite d’annoncer le déclin de l’âge de la lumière tout en préfigurant de la manière dont nous devons aborder le siècle des ténèbres que nous nous apprêtons à inaugurer sous la botte implacable de Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine, Oumar Ould Matalla, Mohamed Yahya Ould Horma et de quelques hommes de l’ombre réfractaire à la lumière autant que peuvent l’être les vampires.

Suivent les corps célestes, les fragments de planètes et les satellites naturels qui gravitent autours de nos centres de décisions et qui, s’accommodant mal de la clarté démocratique, évoluent sans donner le moindre signe de vie pouvant laisser espérer de les voir un jour refléter la lumière du soleil et ainsi affirmer notre existence dans l’immensité de l’univers qui se remet en place sans nous.

Puis les trous noirs et l’antimatière qui engloutissent tout sans en laisser la moindre trace : les recettes du pétrole, les retombées de l’eldorado minier, les recettes de la pêche. Cette antimatière qui empêche les courageuses réformes du président Aziz de faire leurs effets est la même qui empêche le président de voir les médiocrités qui l’entourent.

Elle altère ses jugements sur les hommes et hypertrophie sa dynamique de développement, le forçant à prêter le flanc à des critiques qu’il ne mérite pas souvent et qui ne se justifient que par l’incapacité de son entourage à défendre ses options.

M.S.Behe

source : Cridem

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