La ville syrienne d’al-Qaryatayn tombe dans le giron du groupe EI

les rebellesLe groupe Etat islamique (EI) s’est emparé, dans la nuit du mercredi au jeudi 6 août, de la ville d’al-Qaryatayn, au sud-est de Homs. Cette ville clé permet de relier par la route plusieurs positions occupées par les jihadistes actuellement.

Stratégique de par son emplacement, la ville d’al-Qaryatayn, dans la province de Homs, est tombée aux mains des jihadistes de l’organisation Etat islamique, dans la nuit de mercredi à jeudi, après « des combats intenses » contre les forces gouvernementales et des combattants loyalistes.

Rami Abdel Rahmane, directeur de l’ONG Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), a relaté auprès de l’Agence France-Presse que l’attaque avait débuté mercredi matin, avec trois attentats-suicide contre des postes de contrôle du régime aux entrées de la ville. Au final, les affrontements ont fait 37 morts parmi les soldats et les combattants loyalistes, et 23 morts dans les rangs des rebelles, ajoute-t-il.

Al-Qaryatayn est située le long d’une route qui relie la cité antique de Palmyre, tombée sous le giron de l’EI le 21 mai dernier, à la région de Qalamoun, dans la province de Damas. Le contrôle de cette ville « permet à l’EI de relier les secteurs sous son contrôle dans l’est de Homs avec les secteurs sous son contrôle dans l’est de Qalamoun, et lui permet de transférer des troupes et du ravitaillement entre les deux régions », explique Rami Abdel Rahmane.

Parallèlement à ce succès militaire du groupe Etat islamique, l’OSDH affirme que des groupes rebelles en Syrie, alliés à des combattants de la branche syrienne d’al-Qaïda, se rapprochaient mercredi d’un centre d’opérations militaires vital pour le régime de Bachar el-Assad dans le centre du pays. Les rebelles et les jihadistes « sont à moins de deux kilomètres du village de Jourine », a en effet assuré à l’AFP M. Rahmane, qui explique qu’ils ont aussi pris le village de Bahsa (province de Hama).

Selon le patron de l’OSDH, 35 rebelles, mais aussi 29 soldats et miliciens pro-régime et cinq villageois ont été tués, et les combats à Bahsa se poursuivaient en soirée. L’armée, secondée par des officiers iraniens et du Hezbollah libanais, a établi son centre d’opérations à Jourine pour coordonner la lutte qui se déroule depuis plusieurs jours à Sahl el-Ghab, une plaine stratégique où les rebelles sont parvenus à prendre une série de positions. Si Jourine tombe, la côte et Lattaquié, l’un des derniers fiefs du régime alaouite, seront menacés.

Source: RFI

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