L’accueil des malades : moins l’affluence est grande, plus la qualité du service sanitaire est meilleure

Monsieur RapideRapideInfo: Le site alakhbar a publié un article reportage sur l’Hôpital de l’Amitié Nouakchott, titré « des patients livrés à la mort ». Une enquête qui n’est pas la première réalisée par cette agence, l’unique site revenu à plusieurs reprises sur ce qu’il assimile à des investigations crédibles.

En réponse à ce article qui recèle de nombreuses contrevérités, le site ne s’est pas donné la peine de savoir pour de telles situations, qu’à même excessivement exagérer par l’agence se produisent, non pas seulement à l’hôpital de l’Amitié, mais dans toutes les autres infrastructures sanitaires en  Mauritanie, sans exception aucune, publiques ou privées.

En effet, en l’absence d’un système de référence qui oriente les patients, les hôpitaux sont pris de tout type de malades depuis les cas d’urgence aux malaises les plus bénignes. Des malades accompagnés par des parents indisciplinés, qui établissement même avec le médecin leur propre diagnostic.

Des malades qui ne prennent pas conscience des énormes responsabilités des médecins, depuis la visite des patients à la conception, au développement et à la vulgarisation des concepts de santé publique.

Autant de charges que les malades ne peuvent pas comprendre et occupent toute l’attention des spécialistes au point que leur conduite est confondue par certains patients à de la négligence et du laisser-aller. Ce qui n’est nullement le cas.

Partout dans le monde, même en France où se trouvent les hôpitaux les plus sollicités pour les soins de qualité, il existe une anarchie hospitalière due aux pressions faites par les malades et leurs accompagnateurs sur le personnel soignant.

Faut-il noter ici qu’en Mauritanie, il faut pour un médecin consulter plus d’une centaine de personnes par jour alors que la norme internationale est de 12 malades seulement. Dés lors, on voit pourquoi, il y a des mécontentements qui ne sont provoqués par le personnel soignant mais plutôt par l’indiscipline hospitalière même des patients et de leurs accompagnateurs.

En effet, moins l’affluence est grande, plus la qualité du service sanitaire est meilleure et vice-versa.

Toute cette situation prévaut dans toutes les spécialités d’un hôpital, depuis la maternité, à la pédiatrie, aux urgences…

Concernant les stagiaires, il faut noter qu’ils sont les élites de demain et qu’ils font l’objet d’un encadrement minutieux. Leur jeune âge et leur inexpérience face à des patients exigeants et  autoritaires, fait qu’ils s’efforcent d’imposer une certaine discipline pour travailler en toute conscience, mais qui bute à l’intransigeance des accompagnateurs, conduisant à une atmosphère de trouble.

Par ailleurs, le médecin, qui travaille parfois 24h sur 24h, a bien droit, si les visites sont faites, les consultations terminées de regarder la télévision. Nos ministres ne font-ils pas de même à leur audience accordée aux diplomates ?

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