L’ADEPA outille les professionnels de la pêche artisanale de Mauritanie

peche-artisanale-en-mauritanieContribuer au renforcement des compétences techniques et politiques des professionnels de la pêche artisanale dans une perspective d’une pêche durable en Afrique de l’Ouest, tel est l’objectif assigné à l’atelier de restitution  de la formation au module auquel prennent part 22 personnes issues de la FLPA, leader pêcheur.
Il s’agira pour Ibrahima Sarr, président de la Fédération Libre de la Pêche Artisanale (FLPA), leader déjà formé, de restituer la formation qu’il a reçue au niveau de son organisation professionnelle.
Les objectifs spécifiques de la session de la restitution  sont déclinés en fonction des compétences acquises que le leader formé va partager avec les membres de son OPPA (Organisations Professionnelles de la Pêche Artisanale). A la fin de la restitution les membres de la FPLA ayant participé à la session seront capables de parler de l’environnement socio-économique, environnement et politique de la pêche dans l’espace couvert par la Commission Sous régionale des pêches (CRSP) ; parler des principaux concepts liés à la gestion écosystémique des pêches ; de comprendre les caractéristiques et l’importance des différents écosystèmes marins et côtiers de   la zone CSRP, les menaces et les contraintes qui pèsent sur les écosystèmes marins et côtiers et les outils de gestion des écosystèmes marins et côtiers aussi bien sur les plans théoriques et pratiques; comprendre les fondements théoriques et les aspects pratiques de la cogestion des pêches ; proposer un projet d’action collective au profit de la FLPA sur la pêche artisanale au regard des connaissances acquises et des problèmes auquel la pêche artisanale fait face dans leur localité.
Donnant, ce mardi 18 octobre, au siège de la fédération des mareyeurs à Nouakchott, le coup d’envoi de cette session, le secrétaire exécutif de l’ADEPA (l’association Ouest Africaine pour le développement de la Pêche artisanale), Moussa Mbengue a mis l’accent sur l’importance de cette rencontre et de la nécessité pour les participants de s’approprier les outils de formation. Selon Moussa Mbengue, l’une des conditions préalables à une participation active et quantitative des professionnels de la pêche artisanale  aux politiques  publiques de pêche et au développement durable  du secteur est de disposer de compétences suffisantes leur permettant d’assumer leur rôle fondamental de vecteur de changement dans un contexte Ouest africain de la pêche marqué par de profondes mutations et une complexité notoire.
Il estime que le développement des compétences techniques et des politiques nouvelles devient un impératif pour amener les professionnels de la pêche artisanale à être capables de faire face à cette situation. Quant à Ibrahima Sarr, président de la section Sud de la FLPA, il s’est réjoui de la tenue de cet atelier qui outillera les participants en connaissances théoriques et pratiques sur les sujets de l’heure et permettra de renforcer les compétences professionnelles des membres des organisations professionnelles de pêche artisanale ainsi que leur autonomisation en vue d’améliorer leur capacités d’influence sur les politiques publiques de pêches.
Les résultats attendus sont entre autres : une meilleure connaissance par le participants de l’environnement de la pêche dans la zone CSRP ;acquisition des connaissances théoriques et pratiques des membres de la FLPA sur la cogestion des ressources halieutiques sont renforcés; la production par les participants des résultats d’évaluation de la restitution.
Pour rappel, l’association ouest africaine pour le développement de la pêche artisanale(ADEPA) met en œuvre depuis décembre 2015 le projet intitulé : « renforcement de la bonne gouvernance de la pêche et au sein des organisations professionnels de la pêche artisanale (OPPA) dans les sept pays membres de la Commission Sous Régionale des Pêches(CSRP)-Afrique de l’Ouest » à savoir le Cap Vert, la Gambie, la Guinée, la Guinée Bissau, la Mauritanie, le Sénégal, la SierraLeone). Le premier projet avait porté sur la formation de 21 leaders porteurs d’actions collectives au profit de leur OPPA et dont sept avaient été financés durant cette première phase.
Le nouveau projet d’une durée de trois ans consolide les acquis probants de la première phase. Il vise fondamentalement à renforcer les compétences professionnelles et politiques des organisations professionnelles de pêche artisanale(OPPA) ainsi que leur autonomie en vue d’améliorer leurs capacités d’influence sur les politiques publiques de pêche dans les sept pays couverts par la CSRP.
Sous ce rapport, l’activité phare de ce projet est la poursuite et le renforcement de la formation au profit de 45 leaders pêcheurs, mareyeurs et transformatrices issus des OPPA (21 formés dans la première phase et 24 nouveaux).
Les premières sessions de formation au module1 : « gestion des écosystèmes marins et côtiers et cogestion des pêches » ont été organisés  au Sénégal pour la session francophone (Mauritanie, Guinée et Sénégal), en Guinée Bissau pour la session lusophone (Guinée Bissau et Cap vert) et en Gambie pour la session anglophone (Gambie, Sierra Leone). Ces formations ont concerné les 24 nouveaux leaders, leurs suppléants, les OPF et les correspondants nationaux des sept pays bénéficiaires du projet

Source: Le calame

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