L’arrestation du président d’ira-Mauritanie est une belle vengeance du pouvoir

Sénateur Youssouf Tijani SyllaVoici déjà écoulés 08 mois que le prix des nations unies pour les droit humains de 2013, Mr Biram Ould Dah Ould Abeid, président d’ira-Mauritanie, Brahim Ould Bilal Ould ramdane vice-président d’ira-Mauritanie, sont incarcères arbitrairement dans la prison d’Aleg sans chef d’accusation.

Leur Codetenu, Djiby Sow, après moult pressions, a été mis en liberté provisoire pour raison de santé. J’ai personnellement assisté au déroulement du procès et l’accusation de rébellion non armée retenue par le président du tribunal est infondée et n’a d’ailleurs jamais était évoquée ni avant ni durant ni après le procès, aucun éléments des forces armées ou de sécurité n’en a fait cas, il n’existe donc aucune preuves d’agression physique ou même verbal qui incrimine les accusés.

Nous avons assistés ébahis a un procès extrêmement rigoureux dont la sévérité révèle clairement la nature d’un procès politique dont le but essentiel est d’humilier Biram Dah Abeid et ses deux collègues et d’affirmer la volonté des autorités Mauritaniennes d’écrouer tout adversaires politiques gênant sous n’importe quelles fausses accusations.

La condamnation arbitraire a deux (2) ans de prison ferme constitue une belle vengeance du pouvoir de Nouakchott contre ce jeune fils d’esclaves qui a osé se rebeller et révèle, preuves à l’appuis, au Monde entier le secret le plus précieux d’une société archaïque et nostalgique de son passée impitoyable ou la femme esclave pouvait être fécondée, humiliée et contrainte de servir les pratiques incestueuses de ses maîtres ( le cas de l’esclave M’barkha mint Essatine qui a était enceintée deux fois de suites par son maîtres Brahim Salem puis une troisièmes fois par le fils de son maître , deux enfants avec le père et un avec le fils, est une preuve irréfutable).

Le transfert d’urgence de Biram, Brahim et Sow Djiby de la prison de Rosso pour la prison d’Aleg est une transgression des dispositions de l’article7 de l’ordonnance 2007/012 du 08 février 2007 qui précise que nul ne peut être distrait (éloigné ou soustrait) de ses juges naturels.

Le refus des autorités de Nouakchott d’organiser le procès en appel des accusés est une violation flagrante l’article 91 de la constitution et peut être interpréter comme une volonté du pouvoir de garder Monsieur Biram Dah Abeid et ses codétenus dans la prison d’Aleg en dehors de tout jugement en appel.

Le refus de programmer l’audience en appel des prisonniers antiesclavagistes d’Aleg est contraire à tous les principes du droit. Chaque citoyen a droit à un recours devant une cours d’appel, ce qui m’amène a signaler que l’attitude des autorités Mauritaniennes reste incompréhensible dans ce dossier.

Le refus de répondre aux appels de la communauté internationale et aux différentes organisations des droits de l’homme réclamant la libération sans conditions des militants antiesclavagistes Biram Dah Abeid, Brahim Bilal Ramdane et djiby sow arrêtés sur la route Rosso- Boghé le 11 novembre 2014 et condamnés le 15 janvier 2015 a deux ans de prison constitue un refus du pouvoir de respecter les engagements internationaux pris par la Mauritanie devant la communauté internationale, un manque de considération manifeste pour les bonnes relations que nous entretenons avec nos partenaires étranges et un désaveu des engagements internationaux pris par la Mauritanie en matière de droits de l’homme.

Je lance donc un appel pressant à toute la communauté internationale et aux organisations des droits de l’homme épris de paix et justice dans le monde pour qu’ils nous aident à imposer au pouvoir Mauritanien le respect de ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme et d’organiser dans les plus brefs délais le procès en appel du Président d’ira-Mauritanie Monsieur Biram Dah Abeid, son vice-président Monsieur Brahim Bilal Ramdane et Monsieur Sow Djiby président de Kawtal, le cas échéant procédé à leurs libération immédiate. Une nation sans justice est une nation sans âme.

Sénateur Youssouf Tijani Sylla
Premier secrétaire de la Commission des affaires étrangères.

Source : Youssouf Tijani Sylla

 

 

Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge