L’autre enjeu Afro-français au Mali : stopper la conquête arabo-berbère en Afrique noire…


Au-delà de tout ce qu’on nous raconte, si la Mauritanie et l’Algérie laissent perdurer l’avancée des islamistes ce n’est  finalement qu’un soutien inconscient à ce qui a créé le Maghreb-arabo à savoir rien d’autre qu’une avancée armée sous le sceau de l’islam. L’Afrique noire sous la bannière de la Cédéao ne s’y est pas trompée sauf qu’aujourd’hui cette conquête 2.0 est anachronique : elle ne passera pas ! 

Qu’il est doux, pour une fois, de voir des petits tyrans arriérés et sanguinaires recevoir le prix de leur terreur à savoir avoir affaire à plus forts, plus puissants et mieux renseignés qu’eux : vive la France, vive les USA et quiconque viendrait en aide au principe d’indivisibilité d’un état de droit autrement que par la volonté de son peuple et non la tyrannie des bandes armées. Qu’il est doux de voir débarquer au Mali les forces spéciales françaises et bientôt les drones américains. C’est sans doute là l’avenir de l’Afrique pour en finir par les petits tyrans armés.
Pour le reste, les régimes autoritaires de la région arabo-berbère avec un vernis démocratique seraient  quelque part très satisfaits de voir les « islamistes » arabo-berbères parqués dans un territoire occupé par le pouvoir de la force comme sous d’autres cieux, il a été permis à Israël de s’accaparer les terres des palestiniens. Toute proportion gardée, il s’agit là encore d’une puissance créée de toute pièce avec le soutien d’autres puissances ayant un lien affectif avec un caractère idéologique ou prétendument religieux. Ensuite ces mêmes régimes autoritaires pourront dire à leur peuple : «  c’est nous ou ces gens-là ! arriérés que voilà… ».
Quant à la France accusée de tous les mots dans cette affaire, il suffit de réentendre les propos du chef de l’état mauritanien qui disait en off aux journalistes de RFI, TV5, Le Monde que si la Mauritanie se retire de cette affaire désormais c’est qu’il ne s’agit plus de quelques combattants mais de milliers bien armés. On a connu le président mauritanien plus courageux, un tel aveu public est douteux pour qui le connaît…
car si selon sa logique, ce n’est qu’une question de moyens militaires, eh bien comment refuser l’aide de la France ? C’est là que les arguments se revèlent algériens car on ne plaisante pas avec les généraux algériens, la France le sait, que dire d’un pauvre général de salon mauritanien naviguant à vue en fonction de son maître du moment : hier kadhafi, aujourd’hui l’Algérie car comme l’a dit un député chez nous au président de notre assemblée : «  l’esclave se trompe sur tout sauf sur son maître ».
Ainsi, pour laisser la place à la puissante Algérie, tout de suite on nous parle de néo-colonialisme Français pour s’accaparer les richesses minières de la région. C’est bien là le discours de prédateurs qui résumeraient la question à savoir à qui doivent revenir les richesses du sol  Africain étant entendu qu’il n’y aurait qu’un choix : traiter avec les régimes corrompus africains et choisir plutôt une puissance régionale ou continentale pour piller plutôt qu’une puissance occidentale, asiatique etc. car les peuples africains, dans l’état que nous savons, compteraient pour du beurre.
Au nom de quoi préférer dans la région l’hégémonie algérienne que Française ? Avec la France, on peut espérer faire intervenir les médias et faire éclater des scandales quand avec les puissances de la place cela ne sert à rien ! Aussi tant qu’à choisir son maître autant faire jouer la concurrence…
Que font pour leurs peuples tous ces tyrans prédateurs qui gardent l’Afrique et les africains dans la misère et l’exploitation ? En appeler à la France ou à toute autre puissance contre leur tyrannie ne serait que la vengeance des peuples contre les régimes africains tyranniques.
Quant à choisir entre la France et l’Algérie pour dominer le coin : qu’on nous parle pas de la fraternité du Maghreb-arabo où pas un ne peut aller chez son frère sans visa, où il n’y a aucune monnaie commune, où chaque régime est l’ennemi juré de son voisin et où les peuples comme dans le monde arabe sont dominés, enfumés, volés, et maintenant dressés contre l’occident toujours seul coupable de nos misères.
Si nous sommes invinciblement dominés par les armes de nos régimes prédateurs, il n’est pas malheureux que de temps en temps une puissance étrangère vienne déloger les tyrans. Tous ces pays arabos qui accusent la France de néo-colonialisme dans l’affaire malienne sont les mêmes qui sont satisfaits de la chute de Kadhafi qui les a pourtant bien engraissés un à un.
Pauvres peuples africains et magrébins victimes de leurs élites plus criminelles que les colons car n’ayant pas même l’excuse d’être étrangers ; une élite qui se sert depuis l’indépendance de la colonisation pour justifier leur domination et l’exploitation de leur peuple en pillant les richesses de leurs terres, sol et cieux et détruisant tous les ressors de l’éducation de la santé qui puissent permettre à ces peuples de se relever et avancer dans le progrès.
La vraie liberté des peuples c’est d’en appeler à la France et à toute puissance pour les débarrasser des tyrans. Ce serait là une façon formidable de compenser le passif de la colonisation.
Que faut-il espérer de mieux pour la région ? Une domination totale de l’Algérie pour remplacer le micmac laissé par Kadhafi ? Que faut-il espérer pour l’Afrique ? Le statu quo et voir des dynasties de petits types piller nos pays et placer leurs fils et pérenniser leur clan ?
Ceux qui disent aux maliens de se lever comme un seul homme sont les mêmes à subir des tyrans chez eux sans pouvoir les déloger. C’est l’époque de la lâcheté et de l’impuissance des peuples. C’est l’époque des indignés le cœur sur la main face aux baïonnettes.
Il ne manquerait plus que nous faire complices des néo-colons indigènes, ceux qui ont remplacé la tyrannie de la colonisation occidentale par leur abjecte colonisation, les armes et la corruption à la main !
Plus que jamais nous vivons dans un monde violent dans tous les domaines. L’impuissance politique face aux tyrans est une terrible violence, la précarité est une violence, la domination économique et sociale est une violence, partout depuis que le monde existe, les territoires et le pouvoir n’ont été conquis que par la violence ou la menace de la violence à de rares exceptions près.
Que vient-on nous raconter au Mali ? Ce qui nous étonne c’est la facilité avec laquelle l’insignifiant  capitaine Sanogo a pris le pouvoir ? Où sont les hauts gradés maliens ? Dans quel état était l’armée malienne ? Pourquoi ce silence de la société civile ? Car le Mali est comme bien des pays de la place, gangréné par la corruption. Ce silence assourdissant des forces vives fut le silence de la corruption et de la peur.
Dans ce genre de tragédie historique, c’est toujours une minorité qui fait de la résistance, les autres se terrent chez eux pour protéger les leurs. Le peuple malien n’est pas coupable, c’est son élite qui est responsable mais au Mali comme ailleurs chez nous derrière les fables, les castes, les héros légendaires, tout le monde a une mentalité d’esclave face à cette époque où l’homme se sent si faible face à la puissance de la société de consommation qui ne laisse rien debout sauf les apparences avec lesquelles on peut encore mystifier les uns et les autres par les fables du tribalisme imposteur.
Au Mali, ce qui se passe n’est que le visage de cette époque.
Il n’y a pas de place pour la liberté des peuples autrement que sous le joug de quelqu’un !
C’est terrible mais c’est ainsi.
Quant à la guerre, elle ne sera jamais propre, il n’y a pas de guerre propre. Quelle tournure va-t-elle prendre ? A chaque puissance de prendre ses responsabilités, viendra le temps des comptes mais ni l’armée malienne, ni les pays voisins ni les forces étrangères ne pourront accuser les autres d’être seuls responsables. Très tôt cette affaire malienne aurait pu être réglée. Tout le monde a laissé la situation empirer.
A qui profite le crime ? A personne sinon à l’élite à l’abri pendant que tous les peuples du coin payeront le prix fort de cette aventure criminelle.
Le  Mali était le maillon faible dans la région ; c’est lui qui a pris mais cela aurait pu être quelqu’un d’autre dans le coin. Un domino est tombé, les autres suivont comme le vin tiré, il faudra le boire jusqu’à la lie. Chacun en aura sa part et personne ne pourra échapper à la folie de l’ivresse collective qui fera rouler les morts comme autant de tonneaux !
Une pensée au peuple malien, une pensée à tous les peuples qui n’ont plus qu’un choix : accepter la tyrannie ou subir les affres de la guerre or rien, aucun changement, pas un droit de plus n’a été fait dans l’histoire de l’humanité sans en payer le prix sanglant. Ce qui est terrible de nos jours, c’est que les africains payent pour rien car rien n’avance, rien ne change, c’est toujours « le bâillon pour la bouche et pour la main le clou ! »
Source :chezvlane

Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge