Le 1er Congrès du SNEM : Priorité du syndicalisme de lutte

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Le Syndicat National des Etudiants de Mauritanie (SNEM) créée en 2006 a tenu son 1er congrès les 7- 8 juillet dernier sous le thème : « Pour un syndicalisme étudiant de lutte ».

Dans un mot tenu lors de la clôture des travaux de ce congrès, le secrétaire général du SNEM, Boubou Thiam tout en incitant son organisation à «  se battre pour ses droits » a adressé des remerciements aux partenaires (CUN, MAPROM) et aux intervenants : Dr Ba Mamadou Kalidou, Birame Ould Dadh Ould Abeid,  président de IRA Mauritanie, Ladji Traoré, Secrétaire général APP, Birame, Me Fatimata Mbaye , secrétaire général de l’APP, et Dame ba, membre fondateur du SNEM.

« Un étudiant qui ne lutte pas ne se prépare pas à la citoyenneté »

« Il nya pas de syndicalisme de lutte sans combat » telle est la conviction du Dr Ba Mamadou Kalidou professeur à la faculté des lettres de Nouakchott. Pour ce dernier tout syndicalisme de lutte repose sur une phase de « négociation » et une autre dite de « pression ». Pour ce dernier, toutes formes de syndicalisme de lutte doivent respecter «  les normes d’égalité, de justice et d’unité » pour avoir une durée de vie. D’après Dr Mamadou.K.B, le syndicalisme repose aussi sur la nation de masse, de légitimité , de résultat d’où le recours au concept : « Une attaque contre un seul, c’est une attaque contre tous ».

Tout en incitant les étudiants à contribuer à la consolidation de la vie de leurs cités, le prof Ba recommande aux étudiants : «  de garder la distinction des formes » en un mot agir dans les normes  afin de toujours légitimer leurs actions de revendication.

Le président de l’IRA Birame Ould Dadh Ould Abeid a fait une mise au point lors de son intervention :

« La lutte syndicaliste est avant tout politique » selon Ladji Traoré, Secrétaire général APP qui s’st désolé du manque de diversité de la salle. Un constat qu’il formule en ces termes : « Il nya pas de lutte victorieuse sans unité » comme pour demander aux étudiants de s’ouvrir aux autres communautés afin de traduire en acte la diversité culturelle du pays.

Jeunesse et droits de l’homme

Un des membres fondateurs du SNEM , Dame Ba a orienté son exposé sur « Jeunesse et droit de l’homme ». Pour cette personne ressource « La RIM exige que la jeunesse s’engage aujourd’hui » en faveur de la promotion des droits humains persuadé que «  le syndicalisme estudiantin est bien nécessaire pour l’acquisition des droits humains ».   

« Le mouvement syndical, c’est la raison d’être d’un étudiant » voilà le message clé adressé par Fatimata Mbaye, Présidente de l’AMDH (Association Mauritanienne de Droit de l’homme)  à l’assistance. Pour cette promotrice des droits de l’homme, les choses sont claires : « les universités ont un mot à dire dans les changements sociaux» avant d’ajouter  que le syndicalisme de lutte est une force contestataire qui prépare le relais en léguant « le combat ».

Au terme de ce propos , les membres du SNEM ont fait la surprise à Me Fatimata Mbaye en lui dédiant ce congrès où une minute de silence a été observée en la mémoire de Penda Gakou, une jeune mariée de 20 ans, violée et tuée avril dernier à Nouakchott.

La clôture de ce congrès a été aussi marquée par le lancement d’un featuring dédié au SNEM par les artistes Yéro Abdoulaye Sow et Ziza Gueye intitulé « Mili’temp ». Un duo musical qui vise à soutenir le Syndicat National des Etudiants de Mauritanie.

 

Awa Seydou

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