Le bazar républicain…


Après la vente aux enchères de la place des blocs, jamais exploitée, jusqu’à ce jour, pour des raisons qu’on ignore, même si les mauvaises langues en disent des choses, voilà que d’autres espaces publics se proposent à la vente publique. La partie nord du Stade Olympique, son hôtel, et un autre espace extrait de l’école de la police nationale sont proposés pour une vente aux enchères. On ne cesse, là-haut, et en bas, pourtant,  de vanter le niveau croissant de liquidité au niveau du trésor public et des réserves de la Banque centrale. Mais, ‘’le ventre semble être bien plein et l’œil semble être bien affamé,’’ pour reprendre, littéralement,  l’aphorisme Maure.

On ne sait pas qu’est ce qui pousse l’Etat à se faire dans le petit mercantilisme. C’est une nouvelle vision républicaine. C’est bien clair, elle habite, visiblement Mohamed Ould Abdel Aziz. La République se  (dé) construit, peut-être, selon sa géniale philosophie, par ces petites ventes. Certains perçoivent, ils exagèrent, peut-être, la République d’un autre œil, ‘’ un œil régalé’’, en quelque sorte, l’exemptant ainsi de se rabaisser aux articles de bazar.
Mais, Ould Abdel Aziz regarde toujours la République avec cet œil, si affamé, si avide qu’il  puisse vendre, à la fois, avec le même esprit, la même ferveur,  la même énergie, le plus insignifiant des menus fretins que le plus valeureux des patrimoines républicains.

Face- à- face ou dos-à-dos…
Le face-à-face, entre l’actuel ministre des affaires économiques et de développement, Sidi Ould Tah, et  un ex détenteur du même portefeuille, pendant la transition, 2005-2007, Ould Abed, était tout sauf une confrontation d’idées, de stratégies, de politiques économiques.
On s’attendait à une véritable confrontation entre deux manières de faire, de voir le développement économique dans notre pays. Pourtant, il y avait bien matière à débats. Un débat d’idées.
Le gouvernement actuel, c’est une tendance chez lui, glisse de plus en plus vers une économie interventionniste. L’Etat crée davantage de sociétés publiques. C’est normalement antinomique avec tout esprit d’économie libérale. Sur ce registre, on espérait entendre, justement, la nouvelle orientation philosophique du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz.
Par ailleurs, le débat était courtois. Poli, très poli, au négativisme. Il faut dire qu’Ould Abed qui était-là, comme représentant de l’opposition radicale actuelle, n’était, tout de même pas prêt à assumer le passif que le pouvoir se plait à faire porter,  à tort ou à raison, à cette opposition. Il était un peu poussé, sans le vouloir, peut-être, à se dédouaner, lui-même. Cette attitude a quelque peu altéré sa prestation.  Ould Tah s’imposait, et excellait dans les louanges de son patron. Nihiliste, osant suggérer  même que la Mauritanie n’ait jamais connu un pouvoir aussi patriotique que celui qu’il défend, ce soir-là.
Le débat aurait pu être plus enrichissant. Il ne l’était pas. Il n’était ni un débat économique, ni politique. Il ne s’adressait ni au peuple, ni à l’élite. Il était, tout simplement, personnel. Sans intérêt.

Le super ministre de tous les (r) enseignements…
On parle beaucoup de la puissance du super ministre des tous les enseignements, un presque premier ministre, Ahmed Ould Bahiya. On ne sait pas vraiment la source dont le super ministre tire puissance et nuisance ? D’apparence, il est un peu trop sûr de lui, même si, en filigrane, l’assortiment des sourcils, d’un noir quelque peu corrompu, avec la couleur noire des petites lunettes,  dégage une image pas très rassurantes de l’homme de tous les (r)enseignements. Ould Bahiya entretiendrait une relation très spéciale avec Mohamed Ould Abdel Aziz. Ils auraient pu être des frangins. Heureusement, d’ailleurs, pour le secteur de l’éducation, qu’on est resté là. Le drame d’une fraternité génitale aurait été, tout aussi, un autre drame pour notre éducation nationale.
Ould Bahiya fait, avec toute l’insolence requise, la politique de Mohamed Ould Abdel Aziz dans les différents ministères qu’il dirige. Le 18 septembre 2012, il initie une circulaire collective pour éloigner, à titre de règlement de comptes, dans laquelle, il fait éloigner, en exil, 108 professeurs. Et, comme non pas par hasard, il se trouve que ces profs soient des activistes gréviste, membre du Syndicat Indépendant des Professeurs de l’Enseignement Secondaire.  Mais, il faut dire que le ministre n’a pas pris au dépourvu les professeurs. La mesure était si naturelle qu’elle venait couronner une série de pressions persuasives, allant de la privation de toutes les primes, au prélèvement sur les traitements, en passant par la suspension totale des salaires. Comme quoi, le dialogue chez Ould Bahiya, se fait à l’image qu’il se fait, lui-même, du président de la République, s’il devait-être, celui-là, entendu sur cette question. Du coup, certains établissements secondaires se retrouvent complètement déficitaires en personnel, tandis que d’autres mentionnent des sureffectifs.
La grève décidée par ce syndicat date, il faut le souligner,  de l’année précédente. Aux épreuves du baccalauréat, on s’improvisa des correcteurs, d’occasions – ils sont presque frère siamois, lui et l’autre – des professeurs fraîchement sortis de l’école normale.
En guise attendant qu’Ahmed Ould Bahiya  fasse  de la nuance dans sa couleur favorite, le noir, les 108 professeurs affectés continuent d’élire domicile, en sit-in ouvert, dans l’enceinte du ministère de l’Education nationale. Ils inscrivent, visiblement, leur action dans la durée. Et n’oublient pas d’assurer une intendance acceptable. Tranquillement, ils ne ratent, aucun verre de thé coutumier, ni la pitance quotidienne. Et, prévoient même des moustiquaires, pour éviter les piqûres d’anophèles paludéens, et probablement porteurs de haines du super ministre des tous les (r) enseignements.

La COD redescend toujours…
Le conseil des présidents de la Coordination de l’Opposition Démocratique, réuni le lundi dernier,  s’est donné un autre rendez-vous. Dans la rue. Encore. On ne sait pas qu’est-ce qu’elle lui apporte, la rue. Où la C.O.D semble y avoir pris goût. L’année précédente elle n’a cessé de donner un rendez-vous, aux militantes et aux militants, dans la rue. Cette année encore, après hésitation, rougissement, peut-être, elle fixe son rendez-vous galant. Autrefois, la C.O.D ambitionnait de faire dégager le président Aziz. Elle jurait de le faire, à travers la rue. Mais, la rue était, visiblement, de mèche avec Aziz. C’est une alliée, sûre, on le sait, aujourd’hui, on peut le dire. Or, on ne sait pas depuis combien de temps date cette alliance ?
En tout cas, cette nouvelle rentrée commencera par une marche populaire et un meeting, prévus le mercredi 14 novembre 2012. Le conseil des présidents de la COD a validé au cours de sa rencontre l’agenda qu’il compte mettre en œuvre au cours de cette période. La déclaration officielle de ces activités sera faite, dit-on, au cours d’une conférence de presse que la COD compte organiser le 15 octobre prochain.
Selon une source interne, le temps, qui sépare la marche populaire du démarrage des activités prévues par l’agenda validé de la COD, servira à entreprendre de vastes campagnes de sensibilisations dans les différentes mouqataa.
Refusant de donner un peu plus de détail, la source affirme néanmoins que le prochain agenda de la COD fait prévaloir la surenchère afin de faire déguerpir ce pouvoir incompétent qui tient en otage le pays selon les propos du responsable de l’opposition qui rapporte l’information. De la rue, la C.O.D  travaillera à faire déguerpir le président. On se fait dans la synonymie. Du verbe dégagé, on arrive, avec quelques nuances près, à déguerpir. En dehors de la nuance sémantique, les deux verbes sont de deux groupes différents. Du premier groupe, on avance, ou on recule, vers le deuxième des verbes. En attendant d’investir le groupe des verbes du troisième groupe, ou les verbes irréguliers.

B’…

Source : RMI B’IL A DIT……

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