Le camion militaire n’a pas chuté dans le ravin…Il s’est écrasé à la suite d’un éboulement d’un gros rochet

Le camion militaireCridem: Des sources indiquent que le camion militaire accidenté vendredi dernier sur l’axe Atar-Chinguitti, qui a couté la vie à 17 martyrs et fait de nombreux blessés graves, appartenait au génie militaire, affirmant qu’il avait à son bord 45 officiers et soldats.
Les occupants du camion étaient dépêchés en mission de travaux de construction à effectuer sur la prison secrète Salah Dine, située dans le no man’s land mauritanien et vers laquelle ont été acheminés dernièrement 3 salafistes, accusés d’être les cerveaux des récentes et violentes émeutes de la prison centrale de Nouakchott.
Les sources précitées indiquent que la mission avait demandé, à son commandement, à la fin de ses travaux, de mettre à sa disposition deux véhicules pour assurer son transport vers Nouakchott ainsi que celui des bagages et du matériel de construction utilisé au cours de ses travaux.
Le commandement n’a pas donné suite favorable à cette requête, prétextant, n’être en mesure de lui donner que le camion en sa possession, tout en précisant que le véhicule présente des problèmes de freins.
La mission a opté pour une autre alternative, portée également à la connaissance de son commandement : emprunter la route la plus sécurisée, qui ne transite pas par Chinguitty, en raison de l’impraticabilité de la route de cette cité historique et des risques énormes encourus par le camion sans freins.
Une doléance rejetée aussi par le commandement, disent les sources précitées, selon lesquelles, l’argument présenté à la mission, est que la seconde route est plus longue et par conséquent, requiert davantage de carburant. Devant ces deux objections, la mission était contrainte de s’engager dans la route dangereuse Chinguitty-Atar, connue par ses nombreux nids-de-poule, ses multiples bosses et ses gros risques.
« Le chauffeur du camion a perdu le contrôle du véhicule sur le tronçon montagneux Ould Ebnou entre Chinguitty et Atar. Les freins n’ont pas pu immobiliser le fourgon sur la falaise abrupte. Le conducteur, qui doit réfléchir dans une fraction de seconde sur la décision à prendre, n’avait plus devant lui que deux choix : aller dangereusement vers le ravin et tomber du haut de la montagne ou braquer violemment à gauche sur le fronton, où se trouvait un gros rochet suspendu au dessus de la route et qui attirait depuis une longue période l’attention des voyageurs, en raison de ses mouvements réguliers, annonciateurs de l’imminence de sa chute », rapportent les sources susmentionnées.
« Le conducteur a opté en faveur du dernier choix, qui a provoqué l’éboulement du gros rochet sur le camion. 14 membres de la mission ont péri sur le coup, rejoints par 3 autres ayant succombé à leurs blessures après leur évacuation à l’hôpital tandis que d’autres officiers et soldats avaient été grièvement blessés», ajoutent les sources selon lesquelles, les corps de certains martyrs gisent encore sous la grosse pierre qui s’est effondrée sur le camion…

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