Le campus d’une université kenyane attaqué

4607970_7_ffd9_au-moins-deux-personnes-ont-ete-tuees-jeudi_85c5aff4a399fdcf5facc0b452ad6971Au moins deux personnes ont été tuées, jeudi 2 avril, lorsqu’un nombre indéterminé d’hommes armés et cagoulés ont fait irruption sur le campus de l’université de Garissa, au nord de la capitale Nairobi et proche de la frontière avec la Somalie.

Le Centre national de gestion des catastrophes (NDOC) fait état d’au moins 29 personnes blessées, dont quatre sérieusement.  « La plupart des victimes sont blessées par balles », selon la Croix-Rouge sur son compte Twitter. Ce bilan établi en milieu de matinée, pourrait s’alourdir alors que les assaillants se trouvaient toujours sur le campus, encerclé par la police et d’autres services de sécurité, et que des témoins disaient entendre des détonations d’armes à feu et des explosions.

Selon un communiqué de la police kenyane, l’attaque, conduite par cinq hommes lourdement armés selon des témoignages non confirmés, ont tout d’abord « tués deux gardes placés à l’entrée du campus (…) avant de tirer sans discrimination une fois à l’intérieur de l’université ». « Des policiers surveillant les résidences universitaires ont entendu les coups de feu et sont rapidement intervenus, échangeant des tirs intenses avec les assaillants (sans réussir à les empêcher) de pénétrer dans les résidences (abritant les chambres des étudiants) », précise la police.

 De possibles otages

Les forces de sécurité « sont actuellement engagées dans un processus élaboré » pour reprendre le contrôle de la résidence dans laquelle les assaillants sont retranchés. Les trois autres bâtiments pour étudiants ont été évacués, indique le ministère de l’intérieur.

Les assaillants ont fait irruption dans l’université aux environs de 5 heures 30, heure locale (GMT+3) alors que des étudiants se rendaient à l’église pour la messe du matin. Selon plusieurs témoignages, recueillis par la presse kenyane auprès de personnes ayant échappé à l’attaque, les assaillants détiendraient des otages.

Cette attaque n’a pas été revendiquée mais les commentateurs kenyans évoquaient la piste de Chabab, militants islamistes somaliens liés à Al-Qaida. La ville de Garissa qui abrite une importante base militaire avait déjà été le théâtre de violences. En 2012, peu de temps après le début de l’intervention armée du Kenya contre les milices des Chabab somaliens, seize personnes avaient été tuées, un dimanche, dans les attaques coordonnées contre deux églises de la ville. En septembre 2013, le mouvement avait aussi revendiqué la prise d’otages qui avait fait 67 morts au centre commercial de Westgate à Nairobi.

Une série de raids sanglants ont également été menés contre des villages de la côte kényane en juin et juillet 2014 (au moins 96 personnes froidement exécutées). Les zones kényanes situées le long des quelque 700 km de frontière avec la Somalie – particulièrement les régions de Mandera et Wajir (nord-est) ainsi que celle de Garissa – sont le plus régulièrement la cible d’attaques.

Source: lemonde.fr

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge