Le chef d’Aqmi en Tunisie tué par les forces armées

Un policier devant le musée du Bardo à TunisDes milliers de personnes ont défilé dans les rues de la capitale pour dire non au terrorisme. Parallèlement à cette marche, l’enquête sur l’attentat du Bardo se poursuit. Un responsable du ministère de l’Intérieur a indiqué dimanche 29 mars que neuf islamistes avaient été tués par les forces tunisiennes dans le gouvernorat de Gafsa, dans le sud du pays. Parmi elles, Loqman Abou Sakhr, chef de la brigade tunisienne d’Aqmi.

Ces neuf personnes sont fichées comme étant parmi les plus dangereux terroristes du pays. Parmi elles, on retrouve l’un des plus recherchés de Tunisie : Loqman Abou Sakhr. Le Premier ministre tunisien Habib Essid a confirmé sa mort ce dimanche. Ce combattant d’une trentaine d’années était l’émir de la brigade tunisienne d’Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique) baptisée Okba ibn Nafa. Cette brigade a, depuis la fin 2012, mis en déroute les autorités tunisiennes.

Avec huit autres jihadistes, Loqman Abou Sakhr a été tué dans une zone montagneuse du gouvernorat de Gafsa, dans le sud de la Tunisie, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière algérienne. Depuis plus de deux ans maintenant, chaque mois, un des membres des forces de sécurité est tué ou blessé dans des explosions de mines sur le mont Chambi, à la frontière algérienne. Des explosions ainsi que des accrochages avec ce groupe qui compterait une soixantaine de combattants, mais aussi des cellules dans plusieurs villes tunisiennes.

C’est d’ailleurs à cette brigade d’Aqmi que Tunis attribue la responsabilité de l’attentat du musée du Bardo qui a fait vingt-deux morts dont quatre Français. Et pourtant cet attentat a été revendiqué par le groupe Etat islamique et jusqu’à maintenant Aqmi s’est toujours attaqué à des cibles sécuritaires et non civiles en Tunisie. Mais Tunis présente Abu Sakhr comme le cerveau de l’attentat du Bardo.

Source: RFI

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