Le colonel Vall veut (encore) jouer un rôle dans la politique mauritanienne

Ely Ould Mohamed VallArtisan de la transition démocratique et cousin germain du président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, Ely Ould Mohamed Vall, ex-putschiste, se pose aujourd’hui comme le plus farouche adversaire du régime.

Il avait, au terme d’un coup d’Etat réussi, pris les commandes du pouvoir mauritanien pour relancer la démocratie. A l’époque, le commandant Vall avait, à l’époque, assuré qu’il ne se présenterait pas aux élections et avait tenu sa parole.

Aujourd’hui, Ely Ould Mohamed Vall nourrit de très nettes ambitions présidentielles. L’ancien chef d’Etat arrivé par la force a dans sa ligne de mire son cousin : il se montre aujourd’hui très véhément vis-à-vis de Ould Abdelaziz, qu’il accuse de tous les maux de la terre, et surtout de la Mauritanie. Entre les deux officiers et ex-alliés, rien ne va plus et le fossé qui les sépare est désormais devenu infranchissable.

En Mauritanie, « le coup d’Etat de trop »

Que reproche le colonel à son cousin ? En fait, Vall n’a jamais pu pardonner le coup d’Etat conduit par Ould Abdelaziz le 6 août 2008, contre Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le premier civil élu à la tête de l’État depuis 1978. Il le définit comme le « coup d’Etat de trop », et l’accuse d’avoir fragilisé le passage réussi vers un régime civil.

Fort de son statut d’artisan de l’alternance démocratique, les ambitions présidentielles du colonel Vall sont connues de tous. Il attendait impatiemment la présidentielle qui était initialement prévue en 2012 dans la perspective de revenir au pouvoir par la grande porte. Mais le coup d’état orchestré par l’allié d’hier est venu réduire ce projet à néant.

L’année suivante, Ould Abdelaziz fait valider son coup d’Etat par les urnes en s’imposant dès le premier tour avec 52,58 % des suffrages, alors que Vall subit une écrasante défaite, ne recueillant que 3,81 % des voix. Mais depuis, le colonel Vallne cesse de critiquer avec violence le bilan de son cousin, qu’il juge médiocre et définit comme un « petit régime putschiste. »

Sans créer de parti, Vall dernier s’est rallié aux principales coalitions d’une opposition dont les deux leaders historiques, Messaoud Ould Boulkheir (Alliance populaire progressiste) et Ahmed Ould Daddah (Rassemblement des forces démocratiques), seront atteints par la limite d’âge en 2019. Une aubaine dans le calendrier d’Ely Ould Mohamed Vall.

Source : Revue-Afrique

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