Le CSPJ aide ses collègues de Dar Naïm à démanteler une bande de voleurs

faits_divers_policeAbou Cissé – Le Commissaire du CSPJ et sa Brigade de répression du banditisme (BRB), est la seule qui peut opérer dans tous les arrondissements de Nouakchott et ceux des autres villes de l’Empire Islamique des Sables. Didi, Chef de PJ et ses hommes sont rompus à la tâche et connaissent comme sur un parchemin la faune nocturne qui sévit contre l’intégrité physique et matérielle des honnêtes gens.

A Tevragh-Zeina, lui et ses hommes multiplient chaque jour les rondes nocturnes et les traques quotidiennes contre les malfaiteurs de tout acabit. De temps en temps, ils reçoivent des appels d’aide de la part des autres Commissariats.

C’est dans ce cadre que Didi et ses hommes ont été sollicités par quelques plaignants de Dar Naïm pour mettre un terme aux activités d’un gang qui perturbent la quiétude dans ce tentaculaire arrondissement.

D’intenses recherches seront alors organisées par Didi et ses hommes en collaboration avec leurs collègues de la Zone 3, aux termes desquelles, des multirécidivistes notoires furent épinglés par le CSPJ. Il s’agit d’Ahmed Yislim Ould Mouloud et de Mohamed Ould Bilal.

Ces derniers rejoignaient ainsi trois autres membres du même gang, Moussa Ould Jaava, Cheikh Ould Saleck et Khattry Ould Brahim, tous des caïds endurcis qui ne sortent de prison que pour commettre d’autres forfaits.

Leurs entrées et sorties de la prison de Dar Naïm ne se comptent plus. Les policiers les traquent et les livrent à la justice qui les fourguent en prison et ils en ressortent quelques temps après, dans un recommencement perpétuel. Cette bande a l’habitude de déménager après chaque coup, ce qui rend leur repérage difficile et ils opèrent dans tous les quartiers de la capitale. La prison les a endurcis et le régime pénitencier n’est plus pour eux qu’un continuum de la vie dehors.

Lors de leur déferrement au Parquet de la République, avec les quelques butins que les policiers ont trouvé en leur possession lors des fouilles, les victimes furent convoqués pour identifier leurs biens. Il y avait de tout, des gens qui avaient perdu des moutons, des téléviseurs, des portables, des tapis persans, des habits, de l’argent, des bijoux.

Impassibles, le groupe attendait, avec presque un sourire niais, qu’on les expédie de nouveau en prison. Ce que le juge d’instruction du 6ème cabinet allait faire pour la énième fois. Une bien mince solution. Les propriétaires quant à eux se contenteront d’emporter les objets retrouvés, certains n’ayant pu rien récupérer.

Abou Cissé

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