« Le dialogue sera lancé dans les meilleurs délais, nous invitons tous à y participer » Déclare le ministre secrétaire général de la Présidence

ministre secrétaire général de la PrésidenceLe ministre secrétaire général de la Présidence de la République, Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a souligné que le dialogue est resté toujours une approche, une méthode et une stratégie du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.

Il a ajouté, au cours d’une conférence de presse tenue mardi au Palais des Congrès de Nouakchott, que cette orientation ressort d’une conviction profonde que le dialogue est la seule voie pour régler tous les problèmes quelqu’en soit la nature.

Le ministre secrétaire général de la Présidence a rappelé les dialogues de 2009, et de 2011 dont les résultats sont palpables ainsi que les tentatives d’entreprendre un nouveau dialogue les années 2013 et 2014 et enfin l’appel du Chef de l’Etat au début de l’année 2015 pour un dialogue large à caractère global.

Il a indiqué que cet appel est intervenu après quelques mois de la réélection avec une majorité confortable du Président de la République et bien que la situation soit excellente par rapport à celle d’autres pays. Toutefois le Chef de l’Etat estime que le pays a besoin d’un dialogue qui enracine sa démocratie, renforce son unité nationale et qui donne l’occasion aux acteurs, qui n’ont pas pris part au dialogue de 2011, d’intégrer le jeu politique.

Dr Ould Mohamed Laghdaf a dit que le Président de la République a appelé très tôt au dialogue pour permettre aux acteurs de profiter du facteur temps qui n’a pas été suffisant dans d’autres circonstances, ce qui a limité les résultats.

Il a précisé que Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a donné ses instructions pour que ce dialogue soit global, touche à tous les sujets sans tabous, ce qui veut dire la participation de tous: partis politiques; société civile et intellectuels.

Il a réaffirmé que le dialogue aboutit toujours à des solutions et que beaucoup de problèmes sont liés à des facteurs psychologiques et à l’absence de contacts entre les parties prenantes.

Le ministre a relevé que l’action est en cours depuis un an et demi pour préparer les conditions appropriées au dialogue, notant que la réaction de la classe politique au dialogue différait d’une composante à l’autre. C’est ainsi que les partis de la majorité et ceux de la coalition pour une alternance pacifique (CAP) ont approuvé l’initiative suivis par d’autres partis.

Conscients de l’importance du Forum national pour la démocratie en tant qu’acteur politique, (qui n’a pas participé alors au dialogue en 2011), plusieurs rencontres ont eu lieu pour lever les obstacles devant sa participation.

Ces rencontres poursuit-il, ont suivi des processus divers dont le résultat a conduit à un accord sur l’essentiel des garanties demandées. Il ne reste plus qu’un ou deux points à transcender pour permettre la participation du Forum.

Après l’appel du Président de la République à partir de Néma, et en raison du fait que le temps presse, les rencontres se sont intensifiées avec les différentes parties prenantes politiques (…) et d’autres partis et personnalités.

Un travail de préparation a, dit-il, commencé avec certains parties qui ont été priées de présenter leur façon de voir et les questions qu’elles désirent poser au cours de ce dialogue participatif et consensuel, loin de toutes démarches tactiques spécifiques.

Le ministre a déclaré que le travail se poursuit avec ces parties, exprimant son espoir de voir le Forum et le RFD rejoindre ce dialogue dès lors que ses résultats bénéficieront au pays à travers l’ancrage de sa démocratie, l’implication de tous les acteurs politiques en plus de la création de conditions propices au développement.

M. Ould Mohamed Laghdaf a répondu à la fin de la conférence de presse aux questions des journalistes, expliquant que le document que le Forum a présenté ne pose aucun problème, exception faite de la question du gouvernement d’union nationale.

Le ministre secrétaire général de la Présidence a souligné que le processus électoral n’a pas besoin d’un tel gouvernement d’union nationale et que cette question n’est pas opportune dans un système comportant une majorité et une opposition, relevant que toutes les oppositions dans le monde se limitent à l’exigence d’une commission électorale indépendante et que l’essentiel est de réunir toutes les conditions propres à garantir à cette commission de pouvoir accomplir parfaitement sa mission; le gouvernement reste, au demeurant, disposé à offrir le climat favorable de concert avec toutes les parties prenantes.

La conférence de presse s’est déroulée en présence de MM:

-Abdallahi Ould Ahmed Damou, chargé de mission à la Présidence de la République;

-Mohamed Salem Ould Merzoug, conseiller à la Présidence;

-Thiam Diombar, conseiller à la Présidence.

Source: AMI

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