Le journaliste Aziz Ould Souvi met en garde contre la politisation de la profession journalistique

Aziz ould Souvi - rimweb.net

Le journaliste Aziz Ould Souvi, secrétaire général de l’Union des Sites Electroniques Mauritaniens (USEM) et membre du Bureau Exécutif du Syndicat des Journalistes Mauritaniens (SJM) a exprimé son regret pour la position adoptée par le SJM vis-à-vis des membres de la commission de gestion du fonds d’aide publique à la presse privée.

Ould Souvi a appelé également le syndicat  à revoir sa position et à éviter de prendre des décisions improvisées sur des sujets décisifs pour le destin des journalistes ainsi qu’à s’éloigner de la politisation de l’activisme syndical.

Le journaliste a indiqué dans une déclaration publiée jeudi dont copie a été remise à leveridique Online, se réserver le droit de prendre la décision appropriée vis-à-vis du syndicat, si cette corporation professionnelle persévère dans l’humiliation des personnalités élues à ses instances dirigeantes  et à engager  le syndicat dans des conflits inutiles.

Voici l’intégralité de sa déclaration :

« Chers confrères et cavaliers de la profession des peines, de la dignité, des valeurs, de la franchise et de l’objectivité. Trop de bruit s’est fait entendre ces dernières heures, après l’annonce des membres de la commission chargée de la gestion du fonds d’aide publique à la presse privée.

Le corps médiatique a enregistré des dissensions inédites de l’histoire du pays, en raison de l’acharnement d’un groupe du Bureau Exécutif du Syndicat des Journalistes Mauritaniens (SJM) à impliquer- fort malheureusement  le syndicat, dans des controverses auxquelles il est totalement étranger, faisant fi de l’intérêt suprême de la presse et des journalistes, concentrant ses préoccupations sur des questions de forme inutiles, qui enracinent les divergences et les divisions entre les journalistes eux-mêmes.

Ils agissent ainsi, privilégiant des coalitions avec des parties politiques ayant des objectifs particuliers au lieu de se concerter avec les autres confrères du Bureau Exécutif du Syndicat, qui s’est habitué à prendre ses décisions  à l’unanimité, au terme de débats et  de longues discussions entre tous ses membres, loin de tout déguisement ou  directives extérieures.

Chers confrères,

Au moment où je me suis sentis profondément comblé   d’avoir bénéficié de la confiance de dizaines de sites électroniques affiliés  à l’USEM, en tant que Représentant de cette corporation au sein de la commission de gestion du fonds d’aide publique à la presse privée, j’ai également regretté cette position exprimée par le Syndicat, dont le communiqué correspondant n’a pas cité  les noms de tous les membres du Bureau Exécutif (je peux citer les noms de ceux qui n’ont été consultés avant la prise de cette décision dangereuse).

Depuis quand le SJM est concerné par les finances destinées à des établissements médiatiques ? Pourquoi toute cette insistance à être représenté dans cette commission, malgré l’existence de dirigeants au sein du syndicat et des autres associations médiatiques jouissant de moyens appréciables dans l’espace journalistiques ?

Par ailleurs, l’alternance sur les postes n’est-elle une bonne vertu et une  exigence démocratique que nous devons tous, en notre qualité d’élite et de journalistes de valoriser et de louer au lieu de le refuser, de soutenir tel ou tel parce qu’il a perdu son poste et a été remplacé par un autre.

Chers confrères

La loyauté exige de notre part de saluer les efforts du ministère de la communication -, même si on ne partage pas avec ce département beaucoup de points de vue et de questions. Le ministère a instauré la tradition de la concertation avec toutes les associations et les institutions médiatiques sans exception aucune.

Le département a refusé le monopole de l’espace médiatique national par une minorité de personnalités qui avaient accaparé pendant de longues années ses avantages moraux et matériels. Les voilà pleurnicher  et se révolter aujourd’hui, du fait que d’autres  commencent à s’introduire dans l’arène.

Le ministère de la communication a ouvert les portes aux jeunes journalistes pour leur donner l’occasion d’arborer leurs capacités et ne s’est jamais résigné à collaborer positivement avec les doléances de journalistes ; comme en témoigne le président des journalistes en personne quand il reconnait la matérialisation sur le terrain de la réalité de 90% de leurs revendications.

De ce fait, il est illogique de lui reprocher aujourd’hui de nous avoir  satisfait  une doléance syndicale, consistant à ancrer la tradition de l’alternance à tous les aspects. Par ailleurs, le ministère n’est pas tenu – à mon point  de vue-, de se concerter avec les mouvements idéologiques et les partis politiques dans des questions qui intéressent les journalistes.

Partant de ce qui précède, je note ce qui suit :

– Primo : Mon profond regret et mon insatisfaction pour la position prise par le syndicat,

–   Secondo : Ma demande adressée au SJM pour revoir sa position et   à éviter de prendre des décisions improvisées sur des sujets décisifs pour le destin des journalistes ainsi qu’à s’éloigner de la politisation de l’activisme syndical.

– Tertio :    Je me réserve le droit de prendre la décision appropriée vis-à-vis du syndicat, si cette corporation professionnelle persévère dans l’humiliation des personnalités élues à ses instances dirigeantes  et à engager  le syndicat dans des conflits inutiles.

– Quarto : Mes remerciements aux confrères au sein de l’USEM, pour la confiance placée en moi et ma reconnaissance pour le ministère de la communication pour avoir accepté mon accréditation en ma qualité de membre au sein de cette importante commission.

Aziz Ould Souvi

Secrétaire général de l’USEM

Membre du Bureau Exécutif du SJM

atlanticmedia

Publicité

Mauritel

Speak Your Mind