Le ministère des Finances suspend le paiement des indemnisations des fonctionnaires victimes des évènements 89/91

mamadou Mamidou SarrNous apprenons, d’une source proche des victimes, que le ministère des Finances a décidé de suspendre, à compter du 1er Octobre, le paiement, entamé, depuis le 10 Septembre,  des indemnisations des fonctionnaires et agents de la Fonction publique, victimes des événements de 89/91. Rupture des provisions : telle est la raison évoquée par les services du Département. Désormais, il ne resterait plus, dans le fonds des indemnisations, que quelques 2 millions d’ouguiyas, ce qui est loin d’être suffisant. Du coup, la commission ad hoc, constituée de fonctionnaires du ministère des Finances (Budget et Trésor), du ministère de la Fonction publique et de celui de l’Intérieur, doit procéder à un appel de fonds, pour poursuivre le paiement. Avec la période de vaches maigres que connaissent les finances publiques, les victimes s’inquiètent.

Chaque jour, un groupe de dix personnes passaient à la caisse. Il suffisait de figurer sur la liste arrêtée par la Fonction publique, de disposer d’une attestation ou d’une ancienne carte d’identité pour être payé. Quelques vieux papiers administratifs suffisaient donc pour percevoir son indemnisation. Cependant et curieusement, ces pièces ne vous donnent pas droit à l’enrôlement, déplore Mamadou Hamidou Sarr, un des délégués des victimes. C’est toute une autre paire manche. Mais pourquoi des gens dont l’Etat a reconnu la mauritanité, après leur retour de la déportation, doivent-ils encore courir derrière l’enrôlement de leur famille ? On sait tout ce que ce parcours du combattant représente, pour de nombreux négro-mauritaniens.

C’est dire que ce dossier n’a pas fini de révéler tous ses dessous. Revenus de la déportation au Sénégal, des centaines de familles continuent à galérer, à cause du dysfonctionnement de l’administration ou du « zèle » de quelques (ir)responsables de l’Etat, alors même que le gouvernement a décidé, en dégageant des fonds, de solder ce dossier. C’était il y a deux ans. L’argent s’est  envolé. Rien, ou  si peu,  n’est donc soldé…

Source: Le calame

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