Le Ministre Zahabi en visite de restitution de l’accord de paix en Mauritanie : « Je suis prêt à aider mes frères de la CMA à convaincre leur base du bien-fondé du document »

Zahbi_Azawad_0_11Maliweb: Arrivé en Mauritanie depuis samedi 4 avril, dans le cadre d’une visite de restitution de l’accord de paix et de réconciliation issu des pourparlers d’Alger, le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed a, une nouvelle fois, tendu la main aux séparatistes.

C’est ainsi qu’il s’est dit disposé à aider ses « frères « de la CMA à convaincre leur base du bien-fondé de ce document.

Pour lui, il s’agit d’un outil élaboré par la communauté internationale, destiné à ramener la paix et la quiétude dans le Mali. Il a également battu en brèche les thèses développées par les séparatistes pour la reconnaissance de l’ « Azawad » comme une entité politique et territoriale couvrant toutes les régions du nord du Mali.

Selon le ministre, cette appellation désigne une petite bande pastorale située entre Tombouctou et Taoudéni. Le ministre a expliqué que parmi les innovations de cet accord, c’est qu’il permet de clarifier cette question afin qu’elle ne soit plus un sujet à polémique. Il a rappelé que l’accord obtenu à Alger invite, une fois sa signature effective, à soumettre la question à des concertations nationales pour voir si ses défenseurs arriveront à convaincre de façon démocratique les populations du nord du Mali d’appeler leurs régions « Azawad ».

Le ministre a aussi mis en doute la représentativité tant revendiquée par les séparatistes. Il s’est posé la question de savoir comment se fait-il que les concertations organisées par ces derniers, le 17 mars, ne se sont arrêtées qu’à Kidal qui compte moins de 70 000 habitants, alors que Gao en compte plus de 600 000 et Tombouctou près de 500 000 habitants ? Pour lui, cela montre clairement que la représentativité dont se réclament ces mouvements n’est pas aussi importante qu’ils le disent, car ils peinent à rallier à leur cause les régions les plus peuplées du nord du pays.

Par ailleurs, il a également souligné que la communauté internationale s’est engagée à accompagner l’accord jusqu’à sa mise en œuvre effective. L’occasion pour lui de rappeler que sur les quatre parties engagées dans ces pourparlers d’Alger, trois, en l’occurrence la communauté internationale, le gouvernement malien et les mouvements de la plateforme, ont paraphé l’accord.

Ainsi, il a minimisé les conséquences du non paraphe du document par les séparatistes. Cependant, sans pour autant remettre en cause leur capacité de nuisance, il s’est dit prêt à les accompagner afin qu’ils puissent convaincre leur base du bien-fondé de l’accord. Ces propos ont été tenus par le ministre Zahabi Ould Sidi Mohamed après qu’il eut remarqué que la CMA n’avait pas informé fidèlement les réfugiés du contenu du document alors qu’ils faisaient d’eux une chasse gardée.

Pour lui, la marge de manœuvre qui reste aux séparatistes n’est plus aussi grande, car tout le monde les appelle à s’inscrire dans la dynamique de paix afin que la région sahélienne ne soit pas déstabilisée. Ce qui passe nécessairement par le paraphe du document. Il a indiqué que toutes les façons aucune des parties ayant paraphé l’accord n’acceptera l’ouverture d’une nouvelle série de négociations.

Il a néanmoins tenu à préciser que le dialogue n’est pas fermé, mais uniquement dans le cadre de ses modalités de mise en œuvre. Il a souligné que ce document, même s’il n’est pas celui que toutes les parties auraient souhaité, a tout de même le mérite de préserver l’essentiel à savoir l’intégrité du territoire national, le caractère laïc et républicain de l’Etat.

Massiré DIOP

Source: Maliweb

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