Le monde n’est pas prêt à faire face à une épidémie de grippe

Le monde n’est toujours pas prêt à faire face à une éventuelle épidémie de grippe, a mis en garde mardi le directeur général adjoint de gripe-mondel’Organisation Mondiale de la Santé, Keiji Fukuda. Depuis l’épidémie causée par le virus H1N1 dans les années 2009-2010 en Chine, « du travail a été accompli, mais le monde n’est pas prêt à (faire face à) une épidémie majeure et grave », a-t-il souligné, intervenant devant des délégués dans une réunion de l’Assemblée générale de l’OMS qui se déroule à Genève.

Il a fait ces déclarations à un moment où un nouveau virus, le H7N9, frappe en Chine et a contaminé depuis mars 130 personnes à ce jour dont 35 sont mortes. « Quand les gens sont frappés par une nouvelle maladie, vous ne pouvez pas seulement vous tourner vers les livres pour savoir quoi faire », a déclaré M. Fukuda. Selon lui, des systèmes de réaction rapide sont d’autant plus indispensables que ces maladies sont mal connues. Nombre de ces virus ne représentent pas ou peu de menaces pour l’homme et les experts cherchent comment ils se propagent à l’homme. « Tout virus de la grippe qui affecte les humains a le potentiel de devenir une menace de santé majeure », a rappelé la directrice générale de l’OMS, Margaret Chan.

Une énigme
« Ce virus est une énigme, entourée de mystère », a-t-elle ajouté. La réaction énergique et rapide de la Chine est unanimement saluée à l’OMS à Genève alors que son manque de transparence avait été vivement critiqué dix ans plus tôt pour la crise de SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) qui avait fait 800 morts en Asie. « Le gouvernement chinois avait largement investi après cette crise, nous profitons aujourd’hui des bénéfices de cet investissement », a estimé Mme Chan. La ministre chinoise de la Santé Li Bin a souligné que depuis mai le nombre des cas avait significativement diminué, mais que l’inquiétude demeurait. « La prévention et le contrôle ont été efficaces, cependant, avec notre méconnaissance de ce virus et de cette maladie, il est impératif de rester vigilant, avec des plans d’urgence », a ajouté la ministre.

La Chine est considérée comme un des pays de grand risque compte tenu de l’importance de ses élevages de poulets. M. Fukuda a relevé que, parallèlement à la crise en Chine et sans lien avec celle-ci, un Coronavirus, proche du SRAS, a frappé au Moyen-Orient, provoquant 40 cas de maladie et 20 décès. « C’est une situation globale inhabituelle », a-t-il souligné.

Source : 7sur 7

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